4 mois après l’ouverture, comment s’en sort le Grin ?

À l’occasion de son inauguration, samedi 28 septembre, nous sommes retournés au café-librairie Le Grin pour faire le bilan des premiers mois d’activité, et revenir sur les projets en cours.

La fierté est perceptible dans la voix de l’équipe du Grin ; après quatre mois d’activité, le tiers-lieu installé dans les anciens locaux de la librairie jeunesse Papageno est officiellement inauguré, avec l’installation de son studio radio. Entre les tables et les rayonnages, la petite foule venue assister à l’occasion, qui comporte beaucoup d’officiels, doit parfois jouer des coudes pour goûter à l’excellent thé préparé spécialement.

Mais s’il s’agit bien d’une inauguration officielle, la librairie-café a déjà fait du chemin depuis son ouverture, au début du mois de juin. « On était un collectif de 7 personnes à lancer le projet. On compte aujourd’hui 260 adhérents ; plutôt pas mal pour un lancement ! » se réjouit Geoffrey, bénévole. « Il y a déjà eu pas mal d’améliorations depuis le début. Le studio radio ouvre aujourd’hui même, et la bibliothèque des Afriques, qui se trouve à l’étage, accueille le public depuis le 14 septembre. » Des nouveautés qui semblent réjouir le public, puisque le Grin affiche une fréquentation en hausse constante, notamment depuis l’installation de l’enseigne extérieure. « C’est vrai qu’avant ça, les gens n’osaient pas rentrer, ne savaient pas si c’était quelque chose d’ouvert au public. Aujourd’hui il n’y a plus ce problème, et le public est très divers : il y a des personnes seules, des familles, des groupes d’amis… S’ils viennent pour prendre un café, ils prennent le temps de regarder les livres, de feuilleter ce qu’on a. » Pari réussi, donc, pour ce lieu atypique qui fait le pari d’attirer toutes les générations pour un moment de partage.

Sur le plan des animations, l’agenda se remplit peu à peu : deux podcasts de membres de l’équipe sont désormais rattachés au Grin, des ateliers jeu de société en partenariat avec la Baraka Jeux sont lancés, et diverses collaborations ont vu le jour, que ce soit avec des bibliothèques, des magasins, des associations ou des artistes. C’est d’ailleurs l’axe d’amélioration principal du Grin pour ses prochains projets. « La principal travail va être sur le développement de la partie événementiel. », confirme Geoffrey. « Il y a beaucoup de choses qu’on veut faire. Beaucoup de possibilités s’ouvrent avec le studio d’enregistrement, mais pas seulement. On compte beaucoup sur les adhérents pour venir proposer leurs idées, qu’on aidera à réaliser. Le but est vraiment que tout soit fait de manière collaborative, et on ne se fixe aucune limite. » À terme, l’équipe du Grin espère développer suffisamment le projet pour atteindre 4 salariés.

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