A Blaise pascal, Boycott de la réforme du lycée

Ce lundi, aux alentours de midi, des enseignants du lycée Blaise Pascal ont boycotté une réunion tenue par des inspecteurs régionaux au sujet de la prochaine réforme du lycée.

 

C’est la dernière ligne droite. Mais à l’approche de son application, de nombreuses voix s’élèvent pour protester contre la réforme du lycée et du bac. Lundi 25 mars, alors qu’une réunion débutait au lycée Blaise Pascal, les enseignants présents ont tour à tour expliqué les effets néfastes de cette réforme sur leurs disciplines respectives avant de quitter la salle pour se réunir devant les portes de l’établissement.

Cette action décidée lors d’une assemblée générale trois jours plus tôt vise à dénoncer les conséquences de la réforme sur l’enseignement. David Aliguen, professeur de sciences économiques et sociales nous a cité quelques exemples : « La réforme laisse bien plus de place au contrôle continu et donc plus d’autonomie de notation aux professeurs tout au long de l’année. Par conséquent, les élèves n’obtiendront plus un diplôme national mais un diplôme local inéquitable qui dépendra de la valeur de leur lycée. Elle prévoit aussi la baisse du nombre d’heures de certains enseignements ce qui provoquera forcément la suppression du nombre de postes. C’est un véritable plan social. Enfin, la réforme du bac sera une mise en concurrence des disciplines, des lycées et des territoires car tous les lycées ne pourront pas proposer les mêmes matières. Aujourd’hui, nous avons exprimé notre refus de collaborer à une réforme que nous contestons et que nous ne voulons pas appliquer ».

 Nous apprenons que les enseignants ont choisi de quitter la salle après une très brève discussion, « un simulacre de dialogue qui illustre la manière dont l’Etat a dialogué avec le professorat » ajoute-t-il. Les professeurs étaient soutenus par des représentants syndicaux (FSU, CGT et FO) qui avaient déjà porté leurs revendications aux cotés des manifestants lors de la grève du 19 mars dernier. Le professeur nous rappelle d’ailleurs que la contestation est quasiment unanime dans l’éducation nationale.

 

Face à une réforme qui touche l’enseignement général mais aussi les lycées professionnels les, professeurs souhaitent coordonner les contestations avec d’autres établissements et appellent à une reconduction de la grève jeudi et vendredi.

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