À Clermont-Ferrand, 3.000 travailleurs disent non à la politique macronienne.

Publié le 10 octobre

Ils étaient plus de 3.000 à défiler dans les rues de Clermont-Ferrand, hier, en opposition à la politique du gouvernement. Un rassemblement interprofessionnel et intergénérationnel, teinté d’antifascisme.

« Nous sommes plus de 3.000, et demain nous serons toujours plus nombreux pour combattre la politique de Macron ! » À Clermont-Ferrand, la mobilisation contre la casse du service public a été largement suivie. À l’appel d’une intersyndicale regroupant la CGT, Force ouvrière, la FSU, l’UNEF et l’UNL, des salariés de tout le secteur public et d’une partie du privé sont descendus dans la rue, hier mardi 9 octobre. En particulier, ce sont les restrictions budgétaires, les suppressions de postes et les privatisations de pans entiers du service public qu’ont dénoncé les manifestants. Mais c’est bien l’ensemble de la politique macronienne qui était dans le viseur des grévistes.

Car les banderoles ont rappelé qu’aucun secteur n’est épargné. Les salariés des hôpitaux et des ehpads étaient présents, alors que leurs conditions de travail ont déclenché un scandale cet été. De même que les inspecteurs du travail, dont les moyens d’action ont été considérablement réduits depuis le début du mandat présidentiel. Mais aussi les cheminots, victimes de la privatisation de la SNCF, les salariés de la mission locale, en manque de budget, les animateurs, laissés eux aussi sur le carreau après les nouveaux changements de rythmes scolaires, et soumis à des régimes de travail précaire. Ainsi, bien entendu, que les étudiants subissant Parcoursup et la refonte de l’arrêté licence, et les retraités paupérisés par la hausse de la CSG.

La manifestation fut donc interprofessionnelle et intergénérationnelle. Mais elle a également été antifasciste. Alors que le parcours longeait la rue de la Treille, les organisateurs ne se sont pas privés pour lancer chansons et slogans à l’encontre des occupants du Bastion social. L’intersyndicale a d’ailleurs appelé à se rassembler devant le tribunal le 19 octobre à midi, pour assister à l’audience de militants d’extrême-droite, jugés pour une agression.

À l’issue de la manifestation, des représentants syndicaux ont été reçus à la préfecture pour faire entendre leurs revendications. Une rencontre qui est sans doute la première d’une longue série, car des membres du gouvernement ont évoqué un possible recul de l’âge du départ à la retraite.

 

Davy Delfour

 

 

 

 

 

 

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Publié le 9 octobre 2018
Écrit par Eloise LEBOURG

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