Baisse des dotations : le Planning familial dans l’inquiétude

Depuis hier, mercredi 31 juillet, le Planning familial dénonce une baisse de ses dotations par l’État dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. À l’antenne clermontoise, les salariés s’inquiètent d’une possible réduction de l’activité accompagnée de licenciements.

Encore une victime de la politique budgétaire du gouvernement : le Planning familial devrait se voir amputé d’une partie des subventions que lui verse l’État via la direction régionale aux droits des femmes à l’égalité (DRDFE). Sur toute la grande région Auvergne-Rhone-Alpes, la baisse moyenne serait d’environ 10 %, mais le flou persiste. « On est encore dans l’incapacité de dire si et quand cette baisse sera effective, et combien de temps elle va durer », raconte Christine, salariée de l’antenne clermontoise de l’association. Des difficultés qui viennent s’ajouter à une situation déjà précaire pour l’association, qui attend toujours sa dotation 2019. « Nos réserves peuvent encore nous permettre de payer les salaires d’août, mais rien n’est sûr pour ceux de septembre. Si ça continue comme ça, on va vers des licenciements purs et simples. »

Une situation qui s’aggrave

Mais si la DRDFE n’est pas l’unique financeur de l’association, elle n’est pas non plus la seule à baisser sa dotation. D’après la salariée, l’Agence régionale de santé (ARS) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) affichent eux aussi une tendance à diminuer leur participation en financements et en fournitures. « S’il n’y a qu’une seule subvention qui baisse, ça va nous fragiliser, mais si elles diminuent toutes comme c’est en train de s’annoncer, il va y avoir des licenciements, une baisse de l’activité, et le pire scénario, c’est la fermeture » s’inquiète Christine. « Alors qu’on nous fournissait entre 15 et 18.000 préservatifs par an pour nos différentes actions, on n’en aura que 3.000 cette année. Avec cette baisse des subventions, on ne pourra peut-être même plus en acheter ! »

C’est donc la pérennité de l’association qui est remise en cause. Pour le Puy-de-Dôme, le manque serait terrible : l’antenne clermontoise du Planning familial intervient sur tout le département, et est souvent la seule organisation à mener des actions de préventions et de planning sur certains territoires.

Sollicitée, la direction départementale de la cohésion sociale nous a répondu par le communiqué ci-dessous et renvoyés vers le service de communication du préfet de région.

1 réflexion sur “Baisse des dotations : le Planning familial dans l’inquiétude”

  1. Bonjour. macron continue La COM pour la Santé comme pour tous les autres sujets concernant les Françaises et les Français. Il fait un Grenelle pour sois disant la protection des femmes battues il vous supprimes vos dotations !! pas mal non !! MACRON = POGNON et rien d’autre. Bon courage à vous. je connais le Planning par l’intermédiaire de ma belle – soeur qui a milité toute sa vie et a été membre du bureau national de votre association.

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