Des gilets jaunes et rouges pour défendre l’hôpital public

Les Gilets jaunes et les syndicats étaient rassemblés devant le CHU Gabriel Montpied, ce midi, mardi 15 janvier. Venus en nombre, ils distribuaient des tracts pour défendre les conditions de travail des soignants, la qualité et la gratuité de la prise en charge médicale.

Incertaine au début du mouvement, la jonction entre Gilets jaunes et organisations traditionnelles du mouvement social semble avoir été pleinement réalisée, ce midi devant l’hôpital Gabriel Montpied, à Clermont-Ferrand. À notre arrivée, ce sont d’abord des militants de la CGT-CHU qui nous accueillent avec leurs tracts. « Les autres sont de l’autre côté, on s’est répartis pour pouvoir couvrir toutes les entrées », m’indiquent Florence et Eric, en chasuble rouge. L’effectif est plus que suffisant pour ça : entre les Gilets jaunes et les syndicalistes de la CGT, Solidaires et de l’UNEF, près d’une cinquantaine de militants participent à l’action. Une unité qui coule de source, au vu du discours commun qui est porté : « On a été contactés par les Gilets jaunes, avec qui nos revendications sont communes », commence Florence. « On est devant l’hôpital aujourd’hui car on est confrontés tous les jours aux conditions de travail qui se dégradent. » Au cœur des problèmes, la loi Bachelot de 2009 et sa fameuse tarification à l’acte (T2A), qui entraîne une dégradation de la prise en charge au profit d’un travail médical à la chaîne. « Passer quelques minutes avec un patient qui a besoin de parler, réconforter une famille endeuillée, ce n’est pas côté, alors que c’est du temps qu’on ne devrait pas avoir à négocier », dénonce la syndicaliste. « La loi Touraine en a remis une couche [en 2016], et dans le plan santé 2018 de monsieur Macron, rien pour l’hôpital. L’hôpital se délite et nous on dénonce ça. »

« On tient à la qualité des soins, mais on ne peut plus l’assurer correctement. »

Les conditions de travail ne sont pas non plus oubliées par les manifestants. « Quand j’ai commencé à travailler en 1990, on était trois, maintenant on est un pour le même nombre de patients », dénonce Claudie, infirmière en gilet jaune. « On tient à la qualité des soins, mais on ne peut plus l’assurer correctement. Aujourd’hui, il y a un soignant sur quatre qui pense à se suicider au moins une fois, le burnout n’est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle ! ». En cause, la destruction de nombreux postes de fonctionnaires au travers des plans de restructuration successifs, en partie imposés par la baisse des budgets. « On restructure, on supprime des postes, et la charge de travail n’en finit plus d’augmenter. Les gens sont malmenés par le management de l’institution, et ils ne tiennent plus ! On n’est pas au chrono, mais pas loin. C’est de la maltraitance institutionnelle » abonde Eric, militant CGT-CHU. Il s’inquiète d’autant plus avec la réduction des cotisations sociales entreprise depuis le début du quinquennat, qui vient encore amputer le budget de la sécurité sociale. Des politiques qui peuvent avoir des conséquences désastreuses : pour les manifestants, il ne fait aucun doute que le décès d’une femme dans les urgences de Lariboisière, le 18 décembre dernier, aurait été évité sans cette surcharge de travail imposée aux soignants.

1 réflexion sur “Des gilets jaunes et rouges pour défendre l’hôpital public”

  1. D’abord le temps de la douleur et des cris,
    Puis le temps de poser les diagnostiques,
    Enfin le temps d’agir, par des protocoles de soins !

    Un système économique conçu ainsi, est une maladie virale, parce qu’il n’emploie que le calcul, pour d’abord diviser le plus grand nombre, pour en démultiplier la résultante extraite, la richesse, vers les moins nombreux mais les mieux nantis !

    “Un système mis en place pour le bonheur de tous, donc au profit de quelques uns !”

    Nous avons Faim, nous avons Froid, ils sont Inaptes…

    FFI (sont des civils de tous les âges , hommes et femmes qui tentent par tous les moyens de faire reculer les multinationales : tracts , diffusion de courriers , sabotages , accueil de parachutage doré , facilitant la fuite des gilets jaunes ou des mises à l’abris…)

    Tous aujourd’hui travaillent dans la clandestinité et tous risquent la torture, l’amputation, ou la mort… .

    C’est pour éviter de craquer et de dénoncer l’ensemble du réseau que les résistants gilets jaunes ont adopté tous désormais tous ou presque des noms de code ou quand ils se font capturer en nasse/gazage ou en garde à vue/sans toilettes, en matraquage/bavure, ou en intimidations/verbalisations, ils comprennent de suite, l’importance de savoir, et de se protéger par anticipation et de protéger ainsi les leurs !

    La guerre économique est une guerre et elle tue, n’en doutons plus ! Elle tuera encore ! Dans les hôpitaux par restrictions de budget, dans les commissariats, par réduction de personnels, par plans sociaux, dans les entreprises suicidaires et beaucoup d’autres encore…

    Une dictature dans l’histoire a toujours été visualisée par un général en uniforme, des bruits de bottes, des défilés de forces, et c’est vrai qu’il est difficile de percevoir une dictature en cravate, sauf si nous recadrons tout sous le terme de dictature économique ! Là, alors , prend forme, la possibilité de percevoir la doctrine qui agit dans nos quotidiens !

    C’est donc établir le diagnostique, de nos douleurs…

    les FFI de 39/45 avaient plusieurs problématiques, la police nationale, la Gestapo, les SS, l’Allemagne et les alliés, par leurs intérêts, leur lenteur…de plus, ils ont mis du temps ces FFI à se coordonner, entre communistes, militaires, paysans, étudiants, ouvriers, administratifs…ils ont pu le faire quand le diagnostique fut enfin posé !

    La doctrine nazi, le nazisme était la maladie ! Qui avait cette maladie ? Comment elle s’attrapait, comment elle se propageait ?

    L’économie,
    le macronisme…le hollandisme, le sarkosisme…etc ce sont des politiques malades, des politiques économiques.

    De quoi nous coller de vrais calculs biliaires quand ils ont augmenté la taxe carburant ! Nous ne sommes pas et ne voulons pas être des économistes consentants puisque c’est notre sang qu’ils pompent dans cet immense bal des vampires!

    Ce qui est terrible, c’est que nous parlons tous de fric, sans réaliser que c’est la cause même de nos mal à dire !
    Du pouvoir d’achat, cette formule incroyable, matraquée en permanence, sur les médias, comme le sigle SDF, qui n’a plus qu’un seul problème, son logement, sans domicile fixe…

    Mais avec quelles ressources, pourrons nous augmenter un pouvoir d’achat collectif? La ressource financière ? Notre économie ? Savez vous comment sont produites aujourd’hui nos dernières richesses ?
    Par notre temps et notre énergie, passés à travailler et à dépenser ! Nous ne possédons plus aucunes ressources naturelles, nous pillons en important à bas prix les dernières ressources mondiales, dans nos anciennes colonies que nous avons mise en guerre pour asservir, la Guyane, l’Afrique, la Libye…Et eux les locaux pillés, l’ont compris et se révoltent ! Même notre fameuse technologie de pointe dépend aujourd hui entièrement des matières premières pillées dans ces régions du monde ! Nous sommes à bout de ressources nationalement et les seules ressources financières qu’ils nous restent c’est cet argent, extrait de notre travail, qui filent toujours dans les mauvaises poches !

    Alors problème, l’argent ne se mange pas, ne se boit pas, ne soigne pas, et promet un avenir beaucoup plus dépensé, qu’économisé !

    Il va être temps de véritablement agir, en redévollepant nos richesses naturelles, les seules en capacité réelle, de nous fournir de l’avenir ! Planter des forêts comestibles, par exemple qui influeront positivement sur le réchauffement climatique et changerons notre agriculture industrielle moribonde en petit paradis de la cueillette retrouvée. Ève arrêtera de se retourner dans sa tombe !

    Développer le concept du poêle rocket, (dragon) qui peut produire chaleur, électricité, avec quelques poignées de branchages, prélevées sur la forêt comestible, justement…
    Engendrer ce que nous faisons déjà entre gilets jaunes, la coopération plutôt que la compétition, et cela s’explique par l’abondance d’une forêt comestible plutôt que l’économie d’un potager personnel pesticide et voué à mourir !

    Ce qui nous nourrit et abreuve, ce qui nous chauffe, ce que nous créons…
    l’intelligence collective des gilets jaunes est capable de répondre à ces trois graines d’avenir, faut il maintenant les planter !

    Les groupes qui travaillent sur le RIC toutes matières, développent au final cette fameuse intelligence collective tissant un réseau de cerveaux, sains et créatifs ! Et puis placé au dessus des acteurs de la vie politique, ce RIC cette épée de Damoclès, leur rappelle, le nom d’une maladie, dont il faudrait pour le coup, faire l’économie !

    Nous sommes en chantier, les gilets jaunes, nous redécouvrons la coopération, et cela nous sera très utile, quand nous aurons épuisé les dernières ressources disponibles ! Ne comptons pas sur la technologie, pour y répondre, encore faudrait il posséder de nombreuses ressources pour transiter, qui aujourd hui déjà n’existent plus !

    Nous sommes la dernière chance d’une civilisation à bout de souffle, et nous pouvons faire mieux !

    J.
    sur Paris.

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