Grève du personnel hospitalier : la lutte continue !

Déçus par l’annonce de la ministre de la santé lundi dernier et la frilosité de la direction du CHU ce mercredi 11 septembre, les grévistes font front commun : l’appel à la mobilisation est maintenu. Tous les mardis à 13h30, la protestation continue devant l’hôpital Gabriel Montpied, avec la présence des syndicats et des Gilets jaunes.

Ce mercredi 11 septembre à midi, une délégation rassemblant les syndicats (CGT, FO et SUD), les représentants des services hospitaliers en grève et les Gilets jaunes a été reçue par le directeur général adjoint du CHU de Clermont-Ferrand. Après deux heures d’entretien, les membres de la délégation se montrent déçus. S’ils ont eu l’impression d’être écoutés sur certaines de leurs revendications, il n’y a pas d’intention d’embauches ni de réouverture de lits. La réponse finale de la direction est attendue pour la fin de la semaine prochaine.

« Il ne faut pas baisser les bras, il en va de la santé du citoyen comme des travailleurs », affirme l’un des Gilets jaunes venu soutenir les grévistes. Car l’annonce lundi dernier de la ministre de la santé reste décevante voir frustrante. L’enveloppe de 750 millions d’euros et les mesures proposées par Agnès Buzyn n’apportent aucune solution immédiate à 6 mois de revendications.

« 750 millions sur trois ans, c’est un pansement sur une jambe de bois ! C’est de la poudre aux yeux par rapport à l’importance de la crise des hôpitaux ! » 

Une syndicaliste Force ouvrière

Car ce n’est pas seulement le service des urgences qui est malade, c’est tout le corps médical qui est en crise : la fermeture drastique des lits, le système de financement à l’acte ou encore le personnel insuffisant par rapport à l’augmentation constante du nombre de patients. En réponse, lors de l’entretien ce mercredi, la direction générale du CHU se cache derrière des audits, des expertises, des chiffres de rentabilité. Pour le reste, elle rejette la responsabilité au niveau national.

La pilule est donc difficile à avaler et confirme aux grévistes que leur lutte doit continuer à l’échelle du pays. « Mais c’est de plus en plus dur » nous confie l’une des internes présente la veille. « Avec le manque de personnel, la précarité des contrats, et le découragement cumulé durant 6 mois de crise, les travailleurs médicaux n’ont pas la possibilité de participer à ces mobilisations. Il en va de la santé des patients. » Elle en appelle donc aux citoyens, espérant qu’ils viendront montrer une fois de plus leur soutien à la cause du personnel hospitalier. Car si la grève continue, le travail de l’hôpital doit se poursuivre aussi.

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