La mobilisation internationale pour la libération de Louisa Hanoune gagne Clermont-Ferrand

Hier, mardi 2 juillet, le Parti ouvrier indépendant (POI) organisait le premier rassemblement clermontois pour demander la libération de Louisa Hanoune, prisonnière politique algérienne. L’organisation appelle à amplifier la mobilisation internationale.

C’est devenu un des symboles de la répression du pouvoir militaire en Algérie : Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), est emprisonnée depuis le 9 mai pour complot contre l’autorité de l’État. Depuis, la solidarité internationale se met en place pour exiger sa libération. Membre, comme le PT, de l’Entente internationale des travailleurs (EIT), le POI mène la mobilisation en France. Le parti, qui rend compte de l’évolution de sa campagne dans son hebdomadaire Informations ouvrières, organisait hier le premier rassemblement clermontois, sur les marches de la préfecture.

« Des manifestations ont eu lieu dans plus de 80 pays le 20 juin dernier, à l’occasion d’une nouvelle demande de libération », souligne Marc Dujon, militant du POI. « Le rassemblement d’aujourd’hui marque une nouvelle demande de libération, à nouveau refusée par le tribunal militaire. D’après son avocat, sa santé se dégrade, et une autre prisonnière politique est morte dans les geôles algériennes après 50 jours de détention. » Si le rassemblement clermontois s’avère relativement confidentiel – l’information a peu circulé – une pétition à l’échelle nationale rassemble plus de 9.000 signatures, dont celles de multiples personnalités importantes de la gauche partisane et syndicale. Devant le parvis de la préfecture, la vingtaine de participants représentaient tout de même des organisations essentielles du mouvement social clermontois, dont entre autres la Ligue des droits de l’homme, l’UNEF, la Libre Pensée, le Réseau éducation sans frontières, la France insoumise et Force ouvrière. Au-delà de Louisa Hanoune, les différentes organisations ont appelé à la libération de tous les prisonniers politiques algériens, « notamment Lakhdar Bouregaâ, un grand révolutionnaire qui a combattu toutes les dictatures depuis celle de 1962 », a insisté Paco Bellouche, syndicaliste étudiant franco-algérien. Avant de conclure : « Les Algériens ont pris leur avenir en main, et ils ne s’arrêteront pas avant d’avoir gagné la justice sociale et la démocratie. Vive la révolution algérienne, et vive la révolution mondiale ! »

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