L’ASE tarde à payer les hôtels, onze mineurs toujours sans hébergement

Aucun répit pour les enfants réfugiés de Clermont-Ferrand. Ce matin, 29 d’entre eux ont été mis à la porte de leur hôtel, suite à un défaut de paiement de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). À 15 heures, onze jeunes étaient toujours sans solution.

C’est une scène qui peut paraître surréaliste, dans une agglomération dotée d’autant de logements vides : dans les locaux clermontois de l’aide sociale à l’enfance, 29 enfants attendent patiemment de savoir s’ils devront dormir dehors ce soir. Ce matin, lundi 3 décembre, leur hôtel les a mis à la porte. Pour cause : le conseil départemental, dont dépendent ces jeunes, n’a pas payé leurs chambres. Une épreuve de plus pour ces enfants, qui étaient déjà sans source de nourriture durant le week-end.

Peut-on vraiment laisser des mineurs à la rue en France, alors que l’hiver approche ? Il semble bien que oui. Car si le conseil départemental a finalement payé aujourd’hui son dû à l’hôtel qui hébergeait ces mineurs, la situation n’est pas débloquée pour autant. L’établissement ne peut plus accueillir que 12 d’entre eux. Six autres ont été placés dans un second hôtel. Et ceux qui restent ? Ce sont des bénévoles qui vont les accueillir chez eux, en attendant que l’ASE leur trouve un hébergement. Le problème des repas n’est pas réglé non plus. Les mineurs qui ont une place en hôtel devraient avoir de quoi manger sur place, les autres devront compter sur les militants. Un retour à la normale est espéré pour mercredi.

Photo d’archives

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