Le Festival du cinéma social et engagé est de retour

Après quatre ans d’interruption, le Festival du cinéma social et engagé revient, samedi 27 avril à Saint-Genès-Champanelle. Les organisateurs espèrent un succès de cette nouvelle édition pour pérenniser l’événement.

Rendez-vous bien connu du milieu militant et cinéphile auvergnat, le Festival du cinéma social et engagé, anciennement Festival du film engagé, fait son grand retour samedi prochain. La dernière édition ayant eu lieu en 2015, les organisateurs ont préféré jouer une reprise modeste, avec une seule journée de diffusion. Pour autant, il n’est pas question de rogner sur la qualité. « On a choisi de retourner à Saint-Gènes-Champanelle, où s’est déroulée la dernière édition, pour la qualité des infrastructures », explique François Bourgouint, du collectif PDB 63 Images. « Mais on aime bien changer de commune chaque année, donc on sera certainement ailleurs l’an prochain. »

Car le rendez-vous a un historique déjà chargé. C’est l’association Paroles de bibs, constitué autour du film éponyme, qui monte la première édition du Festival du film engagé dans le cadre d’une déclinaison locale du Forum social mondial à Saurier, en 2005. Il se poursuit durant les neuf années suivantes, devenant un incontournable du calendrier militant. « Les deux dernières éditions, auxquelles j’ai participé, ont rencontré un vrai succès d’estime », raconte François Bourgoint. « On a fait environ un millier d’entrées sur trois jours. On s’est arrêté pour diverses raisons après le festival de 2015. Et puis les gens nous demandaient quand est-ce qu’on allait reprendre, on avait toujours un carnet d’adresses bien rempli, et l’envie était là. Donc on a créé l’association PDB 63 images, et on est repartis pour un tour. » Malgré un nom légèrement retravaillé, la formule reste très proche de l’originale : pas de thème directeur, mais une sélection exigeante sur 6 à 9 mois, sur des critères de fond et de forme. « On accorde beaucoup d’importance à la technique, pour présenter une séance agréable aux spectateurs. Et bien sûr, les films ne doivent pas dépasser une heure, pour laisser du temps au débat. » Et, toujours, des rencontres avec des réalisateurs engagés et des personnalités compétentes sur les sujets des films. « Cette année, c’est un peu un test », précise le bénévole. « On espère récolter un maximum de retours pour savoir dans quelle direction orienter le festival. »

Pour une reprise réussie, les organisateurs ont concocté une programmation aux petits oignons : réfugiés, syndicalisme, sans-abris… « Il n’y a pas de fil directeur, mais la plupart des films qu’on projette traitent de la répression d’une manière ou d’une autre. On ne l’a pas vraiment fait exprès, mais je pense que ça traduit la sensibilité et les préoccupations actuelles dans notre association. »

Pour les cinéphiles impatients, le collectif PDB 63 images organise régulièrement des projections à prix libre tout au long de l’année. Une DVDthèque est également accessible à tous les adhérents.

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