Les cobayes lancent l’alerte: “On est tous en train de tomber malade”

Publié le 06 avril 2018,

Ce midi, au café Les Augustes, réunion de coordination locale de la Marche vérité et justice pour la santé environnementale. Le collectif « Tous cobayes » s’est réuni pour définir les étapes du parcours qui reliera Fos sur mer à Paris entre le 1er mai et le 30 juin. Une marche pour attirer l’attention sur les nombreuses problématiques liées à la santé environnementale. Les cobayes, nous, vous et tout le monde, lancent l’alerte ! 

Michèle Rivasi, députée Europe Ecologie Les Verts, explique la genèse du projet. « C’est partie d’une idée de rassembler des gens isolés ou, faisant partie d’une association mais qui partagent l’impression de se battre contre un moulin à vent. Je suis régulièrement interpellée par différentes associations avec des points de vue commun : la non reconnaissance de la qualité de victime, la perte de dignité humaine et l’absence de réparation possible. Avec pour conséquence un sentiment d’impuissance et d’injustice partagé. »

Sébastien Barles, militant écologiste, anime le collectif citoyen « On voulait réunir des associations de victimes pour agir contre les lobbys. ». Les victimes désignent par exemple, les personnes malades à cause de la dégradation de leur environnement. Présence de produits toxiques, défectueux ou, de polluants dangereux pour la santé.

Michèle Rivasi, explique que la finalité du projet est de préciser et faire entendre des demandes communes « Nous voulons aller devant différents ministères comme la Santé ou la Transition avec un panel de revendications construit au fur et à mesure de la marche ».

Le mouvement veut également fédérer et tient à se détacher d’une étiquette politique. « Je veux que ce soit un collectif. Je ne participe pas en tant que vert. L’important, c’est le projet qui permet aux associations de travailler ensemble.  La marche permettra aux gens de se mixer et d’échanger sur les problématiques ». Une centaine d’organisations, syndicats, associations de victimes, associations environnementales, personnalités, ont signés l’appel. Dominique Delahaye, citoyenne impliquée dans le collectif, explique la raison de son investissement « Il n’y a pas que les victimes qui sont concernées, nous sommes tous des cobayes, car nous sommes soumis à la malbouffe, etc. On est tous en train de tomber malade. »

Si l’un des objectifs de la marche est de définir des revendications précises et concrètes, certains desideratas sont déjà formulés. Sébastien Barles, « Nous demandons l’inversion de la charge de la preuve. Pour le moment c’est la victime qui doit prouver l’existence du lien de causalité entre sa pathologie et le produit toxique. Nous, ce que l’on veut, c’est que ce soit à l’industriel de prouver l’innocuité de son produit ». Autres revendications, une reconnaissance du statut de victime et des indemnisations significatives ainsi qu’un « travail sur une véritable politique d’expertise indépendante sans lien avec les agences pharmaceutiques ».

Ce midi, l’objectif était de gérer des questions logistiques comme définir des points de chutes et des tracés qui soient à la fois accessibles et visibles, pour arriver et repartir de Clermont-Ferrand. Mais aussi, choisir des thématiques locales intéressantes pour animer les soirées des étapes en Auvergne. Débats, films et animations centrés sur des sujets liés aux problématiques spécifiques de la localité.

A Clermont-Ferrand, les deux soirées prévues seront consacrées successivement aux perturbateurs endocriniens et aux OGM. Une dernière thématique choisie en référence à la culture intensive de maïs dans la plaine de Limagne.  Selon Nicolas Bonnet, adjoint au maire Europe Ecologie Les Verts, les recherches de Limagrain posent questions. Selon lui, la géante coopérative agricole « trouve d’autres moyens de faire des OGM avec des mutagenèses. » On parle de « faux OGM », une façon de contourner les définitions et interdictions mais de continuer à appliquer des modifications génétiques.

Pour participer à la marche il est recommandé de s’inscrire sur le site (http://marchedescobayes.org) pour faciliter l’organisation qui prévoit des points de ravitaillements et logements pour les marcheurs.  On peut s’engager pour 1 jours ou pour deux mois en fonction de ses envies et disponibilités. Une centaine de personnes se sont déjà inscrites. La marche arrivera en Auvergne début juin et fera un arrêt à Clermont-Ferrand les 5 et 6 juin. Au départ de Jaude le 7 juin, elle continuera ensuite vers Riom où elle abordera la thématique du Big Pharma.

Gwendoline Rovai

À lire également

0 réflexion sur “Les cobayes lancent l’alerte: “On est tous en train de tomber malade””

  1. Où vous trouvez vous les 17′ 18 et 19 mai SVP Bonjour, histoire de vous accompagner, il me serai bon de savoor si vous êtes a un moment donner sur Grenoble 38
    Merci de votre réponse hâtive

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

retrouvez-nous sur :

À propos de cet article

Publié le 6 avril 2018
Écrit par Eloise LEBOURG

Nos derniers articles

L'agenda du cactus

Pas d'événement actuellement programmé.
Afficher plus