Migrant’Scène : c’est parti pour les 10 ans !

La Cimade a lancé le coup d’envoi du dixième festival Migrant’Scène, samedi 16 novembre. Une centaine de personnes ont assisté à l’ouverture de cette nouvelle édition, qui continue jusqu’au 13 décembre.

La coup d’envoi est lancé ! Les bénévoles de la Cimade ont inauguré samedi la sixième édition clermontoise du festival Migrant’Scène, qui atteint sa première décennie d’existence au niveau national. Chaque année, le programme s’étoffe un peu plus pour offrir au public une vision culturelle et festive des migrations. Pour cette nouvelle édition, la programmation dépasse la capitale auvergnate, avec des événements à Lezoux, Ambert et Pont-du-Château. « On a voulu proposer un programme varié, qui sorte de Clermont-Ferrand, pour que chacun puisse se retrouver dans le festival » a expliqué Pierre Saint-Amans, co-président de La Cimade 63.

Plus que le discours d’ouverture, ce sont les chants de la chorale Vivre ensemble, venue spécialement de Nevers, qui ont lancé cette édition. Annulée l’année dernière à cause de barrages de police, leur représentation parle de fraternité, d’exil, de réchauffement climatique, de la difficile traversée de la Méditerranée et d’amour. Après leurs voix, ce sont les mots de Sarah, étudiante et militante dévouée lors des épisodes « Clermont fac solidaire » et « Clermont fait monde », qui ont résonné dans l’hôtel de ville. Avec force, elle a donné corps à une alternance de témoignages poignants et de textes politiques, revendicatifs et poétiques. Place à la sculpture, ensuite, avec l’artiste Rani Boutarta, venu présenter et exposer son travail du métal.

À travers ces expressions artistiques, le message politique est bien présent. Car il ne s’agit pas seulement de prôner la fraternité ; le festival est également l’occasion de dénoncer et de combattre la répression et la traque des réfugiés. « Depuis 20 ans, les politiques sont de plus en plus inhumaines », a rappelé Pierre Saint-Amans, « mais on a réellement franchi un cap depuis mai 2017 ». À échelle nationale, c’est en particulier la loi « asile et immigration » de 2018 qui a lourdement attaqué les droits des exilés, tandis qu’en ce moment se relance un débat nauséabond sur la suppression de l’aide médicale d’État. Et à Clermont-Ferrand, les militants ont tous en tête les centaines de personnes laissées sous des tentes pendant des semaines par le manque de capacité de l’accueil d’urgence, en 2017 et 2018. Sans parler des dysfonctionnements récurrents de l’aide sociale à l’enfance, qui laisse régulièrement des mineurs isolés à la rue.

Pour porter ce message et infuser un discours d’ouverture et de solidarité, le festival se poursuit jusqu’au vendredi 13 décembre. Le programme est à retrouver ici.

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Publié le 20 novembre 2019
Écrit par Davy DELFOUR

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