Mobilisation étudiante : l’amphi Agnès Varda sera occupé dès ce soir pour protester contre la loi ORE 

 

Publié le 24 avril,

Ce midi, 3ème assemblée générale étudiante à la faculté de lettres et sciences humaines de Clemont-Ferrand. La mobilisation contre la loi sur l’orientation et la réussite scolaire prend une nouvelle tournure à Clermont-Ferrand. Dès ce soir l’amphithéâtre Agnès Varda sera occupé par des étudiants qui espèrent ainsi augmenter la visibilité sur les raisons de leur contestation. Anna Mendez, membre de l’UNEF nous explique la dynamique de la mobilisation et le sens d’une occupation.

 

Une voix s’élève du haut de l’estrade « Pour ? ». La majorité des 140 personnes présentes lève la main. L’occupation de l’amphithéâtre Agnès Varda est confirmée, elle commencera dès ce soir.  « On va proposer la fac comme un espace de vie, où il se passe des choses, où on peut débattre, organiser des ateliers, etc. », nous explique Anna, active dans le comité de mobilisation des jeunes clermontois « Clermont mobilisé ».

 

Anna nuance la différence entre un blocage et une occupation. Cette dernière n’a pas vocation à bloquer l’accès aux cours mais à montrer leur désaccord avec la loi ORE. « Une occupation c’est là pour être visible. Pour pouvoir parler avec des gens, organiser des choses dans un espace. Mais, on n’empêche pas les cours et on laisse le personnel et les étudiants entrer dans la fac comme ils veulent. On surveille juste notre amphi. » Un amphi qui, selon Anna n’est pas utilisé dans tous les créneaux horaires et dont les cours pourront être déplacés dans d’autres salles si besoin. « Ça nous rend visible mais, on n’empêche pas les gens d’aller étudier et au contraire on fait ça pour que les gens puissent aller étudier ! »

 

Le lieu sera occupé en permanence par les étudiants. Cela leur permettra d’organiser des actions et de se mobiliser. Un lieu de rencontre, « on en a besoin pour discuter et se réunir ». Dans les 3 prochains jours, des évènements sont déjà prévus « Il y aura surement une intervention des cheminots, du personnel hospitalier, une formation active sur le service public, un autre atelier sur la privatisation de l’ESR (enseignement supérieur de recherche). ». Mercredi, jeudi et vendredi, c’est entre 13 et 15 heure que le local sera le plus actif. Le mouvement tend à s’amplifier, « On espère que les ateliers et débats vont amener des gens ». En soirée, il y aura des concerts prévus de longue date dans le cadre du festival « Les nuits de la baleine ». « On n’a pas vocation à bloquer des évènements culturels ou l’accès au savoir, au contraire. On ne bloque ni les cours, ni le festival des arts du spectacle « les nuits de la baleine » qui a prévu des choses dans l’amphi Varda. »

 

Selon Anna, la dynamique s’inscrit dans un mouvement national de mobilisation ce qui consolide sa légitimité. « Ce n’est pas 3 clermontois qui s’agitent un peu, c’est un mouvement qui est national parce que la jeunesse n’est pas d’accord avec ce qu’ils sont en train de mettre en place. »

 

 

 

Au-delà de l’abrogation de la loi ORE, d’autres revendications ont été votées lors des deux dernières assemblées générales. La réouverture du master en communication et démocratie participative ainsi que le rétablissement de l’ISF pour un réinvestissement de 2 milliards par an sur toute la durée du quinquennat dans l’ESR.

 

Une plateforme regroupant l’ensemble des revendications va rapidement être diffusée sur les réseaux sociaux. 

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Publié le 24 avril 2018
Écrit par Eloise LEBOURG

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