“Nous voulons des coquelicots”

Par Antoine Legrand
Vendredi 05 avril à 18h30, les membres de l’association « Nous voulons des coquelicots » se sont réunis place de Jaude afin de récolter des signatures pour l’arrêt des pesticides en France. Depuis le lancement d’un appel national le 12 septembre dernier, les bénévoles se rassemblent chaque premier vendredi du mois dans tout le pays. C’est donc ce vendredi que l’association écologique a sorti pancartes et pétitions afin de récolter des signatures et donner de la visibilité à leur association. Médiacoop a pu rencontrer les bénévoles clermontois, l’occasion de revenir sur leur combat.

 

 

Tout commence au mois de septembre dernier. Plusieurs bénévoles créent l’association « Nous voulons des coquelicots » pour demander la fin de l’utilisation des pesticides en France. Le 12, un appel est lancé puis médiatisé par le journal Charlie Hebdo, premier soutien du mouvement et dont le journaliste Fabrice Nicolino devient président. Huit mois plus tard, l’hebdo est resté fidèle et n’oublie jamais de publier un encart dans ses pages appelant les citoyens à répondre à l’appel chaque premier vendredi.

Lorsque nous arrivons place de Jaude à 18h30, on nous tend une feuille et un stylo. Jacqueline et Philippe, présents depuis le premier rassemblement nous expliquent qu’une pétition a été lancée en même temps que l’appel. L’association a recueilli plus de 580 000 signatures depuis septembre et voudrait atteindre les cinq millions en deux ans « Nous visons cinq millions de signatures car ce chiffre nous donnerait du poids pour peser contre les lobbys qui sont à l’origine de la prééminence des pesticides ; c’est eux qui cherchent le plus d’arguments pour continuer à utiliser du glyphosate par exemple. » nous indiquent les bénévoles citant notamment la réussite de la pétition « Notre affaire à tous » qui met en cause l’Etat pour inaction climatique et qui a recueilli plus de deux millions de signatures. Sous l’œil de Vercingétorix qui les surplombe, les bénévoles accostent les passants. « Avant, nous étions devant la Mairie mais personne ne venait. Depuis que l’on se retrouve place de Jaude, nous pouvons sensibiliser plus de monde » nous confie Jacqueline qui rappelle que le mouvement se définie comme un rassemblement citoyen plutôt que comme une association.

Pour donner plus d’écho à leur lutte, l’association s’est dotée de plusieurs outils de communication et de sensibilisation que chacun peut se procurer. Depuis septembre 2018, elle est à l’origine d’un livre, d’un kit militant et d’une forte visibilité sur les réseaux sociaux sans compter sur un numéro spécial publié par Charlie Hebdo qui expose les volontés du mouvement. L’association est aussi soutenue par des artistes comme Emily Loizeau qui travaille à une chanson mais aussi de “militants écologistes” (Pierre Rabhi, Yann Arthus-Bertrand), des historiens, des associations ou des médias (Greenpeace, L’Age de faire…).

Ce vendredi, plus de 620 évènements étaient organisés dans toute la France dont sept dans le Puy-de-Dôme pour dénoncer les impacts tragiques des pesticides sur la santé et l’environnement. A la manière d’un téléthon, les bénévoles de Nous voulons des coquelicots se sont donnés deux ans pour faire grimper le nombre de signatures et faire grossir les rang de ce rassemblement citoyen. Si de plus en plus de citoyens et de personnalités rejoignent le mouvement pour soutenir « Un Appel d’humain à d’autres humains, sans politique », les bénévoles clermontois rappellent que la mobilisation à Clermont-Ferrand reste encore faible à l’échelle de la ville mais que l’association sera présente chaque premier vendredi du mois au pied de la statue de Vercingétorix à 18h30 Place de Jaude pour continuer à militer pour la fin des pesticides dans notre pays.

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