Nouvelle agression fasciste à Clermont-Ferrand

Dans la soirée de Mercredi à jeudi, un jeune antifasciste a été frappé par un ex-membre du Bastion Social. Récit.

 

Il se balade dans le centre-ville, vers 21 heures, quand un néo-nazi, connu pour son appartenance au Bastion Social ( fermé depuis le procès de trois de leurs membres ou sympathisants) le reconnaît. Il l’accoste en lui demandant s’il est anti-fasciste. Le jeune répond d’abord non. Puis, cesse de nier, surtout quand son agresseur lui fait défiler des photos prises lors du procès du Bastion Social. En effet, ce jour-là, de nombreux anti-fascistes se sont réunis pour dénoncer la présence de l’extrême-droite dans la ville de Clermont-Ferrand. A cette occasion, les fascistes avaient donc pris en photo nombre des personne présentes. Le jeune agressé faisait partie de ceux présents ce jour-là.

Il est monté dans son bus, direction Chamalières. Mais à sa descente, l’agresseur le suit et le frappe au visage. Un autre homme cagoulé, l’aurait surpris par derrière le  frappant au niveau des jambes. Une jeune femme apeurée, témoin de la scène, s’est enfuie. Le jeune antifa réussit à s’échapper et à se cacher. Malgré tout, il passera la nuit à l’hôpital, les cervicales touchées.

Une plainte pourrait être déposée pour cette agression.

Même si le local du Bastion social a fermé, certains de ces anciens membres continuent à vouloir imposer par la violence, leurs idées et faire peur. Certains étaient présents, de façon pacifiste, à la manifestation du 17 novembre des Gilets jaunes et tentent depuis d’intégrer le collectif.

 

Eloïse Lebourg

1 réflexion sur “Nouvelle agression fasciste à Clermont-Ferrand”

  1. Dommage que cet article victimise beaucoup trop les antifascistes. La violence est présente de ce côté-là aussi.
    “certains de ces anciens membres continuent à vouloir imposer par la violence, leurs idées et faire peur.”
    Cela pourrait tout à fait s’appliquer aux “antifascistes” qui qualifient de “fascistes” ceux qui n’ont pas les mêmes convictions qu’eux. Ils faudrait leur expliquer la notion du “vivre ensemble”. On peut préférer son pays à la nation-monde sans être fasciste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *