Environ 80 manifestants en hommage à Steve à Clermont-Ferrand

Environ 80 personnes ont formé une manifestation en l’honneur de Steve et des autres victimes de violences policières, cet après-midi samedi 3 août. Composé essentiellement de Gilets jaunes et d’acteurs du mouvement social, le cortège s’est dispersé en milieu d’après-midi devant la permanence de la députée LREM Valérie Thomas.

Il est 14 heures, ce samedi 3 août, la place Delille s’anime. En ordre dispersé, des groupes bigarrés s’assemblent pour former une petite troupe d’environ 80 personnes, près de la fontaine centrale. « C’est un rassemblement symbolique, c’est déjà bien », souffle un militant. Autour de lui, la plupart sont des Gilets jaunes ; quelques autres sont les syndicalistes, partisans ou militants associatifs qui composent le paysage habituel du mouvement social clermontois. « Dans la ville de Wissam, on aurait pu espérer mieux », relève quelqu’un.

Il y a un instant de flottement, on se demande si on va manifester malgré le peu de participants. Finalement, un Gilet jaune prend la parole, et annonce le trajet : direction la préfecture, en passant par la rue du Port. Enfin, le cortège se forme, pancartes en tête, et les slogans commencent à retentir : pour le désarmement de la police, pour la justice et la vérité, pour la démission de Macron et Castaner. Première halte donc, devant la préfecture de Clermont-Ferrand, le temps de déployer une banderole et d’observer une minute de silence « pour toutes les victimes de la répression policière en France ». La manifestation repart à Jaude pour quelques prises de parole. « La police nous fait subir ce qu’elle fait aux quartiers populaires depuis des années », y rappelle un Gilet jaune avant de laisser la parole au comité Justice et vérité pour Wissam. En la personne d’Élise, le collectif qui se bat depuis sept longues années pour faire la lumière sur le meurtre du jeune clermontois décrit la violence qui s’apprête à s’abattre sur la famille de Steve. « Ils vont essayer de le salir comme ils ont essayé de salir Wissam », prévient-elle, « mais on ne lâchera pas tant qu’on n’aura pas obtenu la justice !  On a besoin de tout le monde pour défendre l’honneur des victimes de cet État policier. »

Après un moment de pause, le cortège se reforme pour une dernière étape improvisée devant la permanence de la députée macroniste Valérie Thomas, place d’Espagne. Là, on fait une dernière photo, et on promet de se revoir dès la semaine suivante pour continuer tous les combats en cours : privatisation d’Aéroport de Paris, réforme des retraites et de l’assurance chômage ou encore augmentation du prix de l’énergie sont autant de raisons de se battre. Sans oublier, bien sûr, de poursuivre la lutte pour la vérité sur la mort de Steve, de Zineb, d’Adama, de Wissam et de tous les autres.

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