« Trois jours de partage et de fraternité » : La Belle Rouge revient du 26 au 28 juillet

Comme chaque année depuis 14 ans, la Compagnie Jolie môme tient son festival à Saint-Amant-Roche-Savine. Au programme, du spectacle vivant et des ateliers politiques, pour voir la vie en rouge de l’école du village aux boulevards de Séoul.

« Le principe est simple : pendant trois jours, on partage nos coups de cœur artistiques et politiques de l’année », commence Loïc, de la Compagnie Jolie môme, visiblement enthousiaste à l’approche de cette quatorzième édition. Et pour cause : après un an de spectacles en France et à l’international, c’est toujours un plaisir pour la compagnie de retrouver Saint-Amant-Roche-Savine, et les copains qui l’attendent, artistes et acteurs du mouvement social. « On a bien sûr une longue implantation dans le Puy-d-Dôme, mais c’est un village avec un public très particulier. Il y a eu un festival rock pendant quinze ans ici, et les habitants ont une l’habitude de participer à la vie culturelle. Sans oublier que c’est une commune qui se mobilise régulièrement pour ses services publics. C’est une commune qui se bagarre, donc on s’y sent bien ! »

Couvrir tous les champs artistiques et de lutte

Quant à la programmation, elle reste à l’image de la Compagnie : hétéroclite et engagée. « On essaie de couvrir tous les champs artistiques et de lutte », précise Loïc. Jolie môme oblige, le théâtre est évidemment de la partie. Mais il ne faudrait pas oublier les concerts, les conférences gesticulées, le cirque et le cinéma. Avec, entre deux spectacles, des ateliers politiques pour s’informer, échanger et débattre sur les sujets qui marquent les luttes sociales à toutes les échelles. « On est attachés à ce qui fait la vie quotidienne des gens, à leurs préoccupations de tous les jours, mais on est aussi profondément internationalistes. C’est pour ça qu’on peut retrouver des ateliers sur les petites écoles de village et de quartiers populaires, et un autre par une délégation coréenne sur la réunification de la péninsule. » Les luttes sociales de l’année écoulée ont la part belle dans le programme : écologie, révolution algérienne, santé et Gilets jaunes sont au menu. Agrémentés, bien sûr, de quelques réflexions théoriques sur la place des intellectuels dans la lutte des classes, ou l’éternel débat entre union de la gauche et front unique ouvrier.

« Les artistes et les intervenants sont soit des coups de cœur qu’on a croisés pendant l’année et qu’on a envie de partager avec le public, soit des gens qui se sont proposés ou qu’on nous a recommandés », précise Loïc, qui a hâte de faire découvrir la programmation 2019 aux visiteurs. « On ne veut pas faire un festival à tête d’affiche. Même si on a souvent des groupes de renommée nationale qu’on a rencontrés au détour d’une lutte, on communique sur ce qui est important : les trois jours d’échange et de fraternité. J’invite vraiment le public à rester toute la durée du festival, pour profiter pleinement de l’atmosphère que crée l’événement. C’est surtout ça, La Belle Rouge : on voit un intervenant, un musicien, et le moment d’après c’est un voisin de table avec qui on partage le repas et des discussions passionnantes. » Visiblement, la recette séduit : le festival enregistre plus de 1.000 visiteurs par jour, venus de toute la France et même de plus loin encore, accueillis dans des campings éphémères gratuit.

Photo d’illustration : Mathieu Barbances. Affiche : Compagnie Jolie môme. Programmation et tarifs sur http://cie-joliemome.org.

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