Depuis plusieurs semaines, des personnalités sur des listes de gauche nous appellent d’un peu partout de l’Auvergne. Ils ont besoin de relais pour faire connaître leur programme, idées. Et jusqu’à la semaine dernière, nous refusions. Mais, pour tout avouer, c’est un candidat pour les municipales de Vichy qui nous a donné envie d’appeler des avocats spécialisés en droit de la presse. Nous avions envie de couvrir les élections municipales, mais certainement pas en donnant la parole à l’extrême-droite ou affiliés…
Ligne éditoriale et rigueur journalistique
Et quel bonheur que d’apprendre que notre media numérique indépendant peut désormais jouir d’une liberté éditoriale totale ! Ainsi, nous pouvons décider de ne couvrir que des candidats de gauche. Car la loi est ainsi faite : Le pluralisme de la presse écrite s’apprécie au niveau de l’offre globale de médias et non au sein de chaque titre individuel.
Mediacoop étant reconnu par la CPPAP, nous devons toutefois garantir une information d’Intérêt Général, ce qui n’interdit pas une ligne politique marquée mais exige un véritable traitement journalistique, avec notamment la vérification des faits.
Notre Media reconnu d’Intérêt Général
Ainsi, nous avons décidé d’accompagner les forces de gauche dans ces élections. Dans un paysage médiatique saturé, nous refusons de donner une tribune aux idées d’extrême-droite ou populistes, néolibérales pour nous concentrer sur les alternatives sociales. Notre indépendance garantit que nous ne travaillons pour aucun parti de gauche et ne recevons d’aucun parti politique quelconque rémunération. Il s’agit là de notre choix et bien sûr de notre participation militante au changement du monde.
Faire notre part dans le pluralisme de l’information
Mais alors comment définir ce que nous allons couvrir : Nous donnerons la parole à celles et ceux dont les programmes sont axés sur la justice sociale et la redistribution, les projets d’écologie populaire et de transformation urbaine, et des pratiques de démocratie participative et de gestion des communs.
Cela ne nous empêchera pas de travailler avec rigueur. Une ligne éditoriale n’empêche en rien le respect de la déontologie journalistique. Nous savons que la neutralité n’existe pas. A Mediacoop, nous l’assumons. Indépendants, nous analysons les programmes de gauche avec un oeil critique. Et nous vérifions tout : faits, chiffres, et promesses de candidats.
Aucun groupe industriel, financier ou politique
Entre indépendant permet cela. Aucun groupe industriel, financier ou politique ne finance Mediacoop. Notre choix est celui choisi par la rédaction. En effet, nous ne considérons pas que toutes les paroles se valent. En accordant un espace aux discours de haine ou d’austérité, nous participerions à leur normalisation.
De plus, la plupart des grands médias privés en France appartiennent à des groupes financiers et relaient massivement une vision libérale et conservatrice. Notre rôle est de rétablir l’équilibre en offrant un espace exclusif à ce qui est ailleurs invisibilisé : les alternatives de gauche.
Etre journaliste c’est prendre ses responsabilités et connaître l’impact de son média. En lisant Mediacoop, on vient apprendre ou comprendre les alternatives proposées.
Lutter contre l’extrême-droite
Non, un « bon » média ne doit pas tendre son micro à tout le monde. Accorder un espace de parole équivalent à ceux qui veulent privatiser l’information à celles et ceux qui luttent pour les défendre n’est pas du journalisme, mais une hérésie…
Avec nos faibles moyens de média indépendant, nous n’avons aucune raison d’offrir une tribune supplémentaire à des idées qui disposent déjà de tous les haut-parleurs…
Et puisque personne ne le fera à notre place, nous avons choisi de consacrer 100% de notre énergie à couvrir les gauches et l’écologie sociale, sans complaisance.
Ignorer l’extrême-droite à Mediacoop n’est pas un aveuglement ni même du mépris, c’est un choix de…focale.
Rétablir une certaine équité
Alors, nous allons nous engouffrer dans ces municipales, nous rendre aux conférences publiques des candidats de gauche et refuser de donner la parole à celles et ceux qui l’ont constamment dans les médias privés et détenus parfois par des propriétaires d’Extrême-Droite. Nous voyons toutes et tous la dérive de notre société, des médias et des réseaux sociaux.
Nous redonnerons du sens à notre ligne éditoriale que nous suivons depuis bientôt 11 ans. De plus, nous élèverons les débats, et continuerons nos enquêtes et investigations avec sérieux et déontologie.
Un journalisme d’impact
Nous résisterons du mieux que nous le pouvons dans une société qui dérive, qui stigmatise les idées progressistes et humanistes.
Le journalisme d’impact, c’est faire des choix, afin d’informer du mieux possible sur les véritables alternatives pour un monde meilleur.
Prendre sa part
Alors, nous reprenons nos stylos, (oui, on est encore à l’ancienne ici!) et nos chemins pour informer davantage, mieux, avec rigueur et conscience. Pour avoir des nouvelles de la droite et extrême-droite, il vous suffit d’allumer la télé ou lire quelques journaux à la ligne éditoriale inverse. Nous ne luttons pas contre le pluralisme de l’information, nous luttons pour un pluralisme de l’information plus juste. Nous prenons donc notre part.
2 réflexions sur “Mediacoop et les élections municipales : Et si on s’y mettait ?”
Vous allez donc ignorer les listes qui ne sont pas politiquement nuancées. En effet dans les petites communes du Puy De Dôme, moins de 1000 habitants, l’implantation des partis est peu répandue. Le SE prédomine et la liste est souvent représentée par un nom de liste sans mention politique. Derrière de rideau que vous n’allez pas tirer, il y a pourtant des gestions communales exemplaires de démocratie. Réunions publiques, participation citoyenne, revitalisation du tissu social, etc.. La politique est l’affaire des gestionnaires sans étiquette mais pas sans convictions. Vous ne verrez pas tout le travail qu’il faut faire quand on part du citoyen, un par un, qu’il faut convaincre et sensibiliser aux enjeux actuels. Savez qu’il existe un seul lycéen qui a le droit de prendre un car lycée et un car collège, dans toute la région AURA, droit qui lui permet de rentrer chez lui alors que tous les autres attendent que les derniers kilomètres soient faits par un parent. Un unique lycéen et qui habite dans une commune de 750 habitants.
Le 13 novembre dernier, le Maire du Breuil sur Couze, Gilles Sabatier ( proche extreme droite) a été débouté et condamné, par la Cour d Appel de Riom, pour avoir porté plainte pour diffamation, injures à mon encontre le 10 juillet 2024.
J aurais le jugement écrit jeudi 05 ou vendredi 06 février, je suis prêt à vous rencontrer …
Marc Paysac