Interview avec le Docteur Schmidt, chef de pôle des Urgences :  » Nous sommes prêts, mais devons faire face à un degré d’incertitude. »

Nous entendons tout et n’importe quoi sur la pandémie qui sévit dans le monde. Plutôt que de nous fier aux innombrables  » infos » sur les réseaux, nous avons voulu questionner un professionnel. Le docteur Schmidt est le chef de pôle des Urgences ( qui regroupe le SAMU, le Smur, et les urgences des différents centres hospitaliers de Clermont-Ferrand et Riom). Il nous a accordé une longue interview pour nous expliquer comment les centres hospitaliers clermontois se préparent aux vagues de l’épidémie et ce qu’il faut comprendre de ce virus et de ces consignes de confinement.

21 heures. Jeudi 26 mars 2020. Il se fait tard, mais c’est le seul moment calme dans la journée du chef de pôle des Urgences. D’un ton calme et pédagogue, il prend malgré tout le temps d’expliquer et de répondre à nos questions.

Le docteur J. SCHMIDT, chef de pôle des Urgences ( Crédit CHU de Clermont-Ferrand)

Avez-vous rapidement compris que ce virus chinois était virulent ?

On s’est méfié rapidement de ce virus lors de sa phase d’attaque en Chine. Au bout d’une dizaine de jours, nos inquiétudes sont devenues des évidences. Nous ne savions juste pas à quel moment, et à quelle vitesse ce virus allait se propager. Nous ne connaissions pas les caractéristiques de ce nouveau virus. Aujourd’hui, on estime qu’une personne en contamine 2 ou 3, et avec une virulence variable. Son agressivité n’est pas égale pour tout le monde. D’ailleurs, ça complique pour nous la comptabilité des patients. En effet, pour l’instant, le taux de mortalité est en rapport avec le nombre de patients diagnostiqués positifs. Mais, on se rend compte que de nombreuses personnes souffrent de petits symptômes de ce virus. On ne connaît pas le nombre réel de gens touchés, on ne peut donc pas calculer le taux de mortalité. Je pense qu’il est assez faible, puisqu’encore une fois, de nombreuses personnes ont été contaminées, certaines sans même s’en rendre compte. certains ont développé des syndrômes pseudo-grippaux. Moi j’aimerais avoir un discours rassurant. On compte les victimes une à une . Alors oui, c’est déjà beaucoup trop. Oui, ce virus a surpris tout le monde. Malgré tout, il faut relativiser son agressivité. Et nous n’aurons les chiffres réels que quand nous aurons plus de recul. Pour l’instant, le nombre de victimes est loin d’être supérieur à celui de la grippe.

Pourquoi alors les précautions mises en place contre ce virus sont plus importantes que celles pour la grippe par exemple ?

Parce que ce virus survit plus longtemps. Il est très manuporté. Il reste ainsi plusieurs heures sur les poignées de porte, par exemple. Il ne se transmet pas uniquement par gouttelettes comme la grippe. Donc il est beaucoup plus facile de l’attraper par nos simples gestes de la vie courante, et donc contagieux. C’est un virus plus » embêtant « . Le confinement est nécessaire, il ne faut pas toucher des objets contaminés, et ce n’est pas simple, quand on sait qu’il peut survivre sur les surfaces plusieurs heures. Mais encore une fois, il faut relativiser. Ce virus n’est pas si virulent. Nous avons beaucoup de patients qui ne souffrent que d’une petite  » grippette  » avec ce virus. Il est bien plus répandu que ce que l’on pense. Le confinement est nécessaire pour en venir à bout. D’ailleurs pour les médecins généralistes, il est difficile à diagnostiquer, il ressemble à beaucoup de maladies saisonnières du moment. Sauf que fin mars, on devrait voir chuter le nombre de patients souffrant de syndrômes grippaux, et ce n’est pas le cas, donc…

Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux face à ce virus ?

Malheureusement, ce sont toujours les mêmes catégories qui sont touchées. Les malades chroniques, les personnes souffrant de surpoids, de diabète, d’hypertension, de cholestérol. L’infection virale est alors l’élément qui décompense leur état et ces malades basculent très vite vers la gravité et majoritairement ce sont ce genre de patients qui se retrouvent hospitalisés; Mais, ce virus en s’attaquant aux poumons, provoque une inflammation de la paroi du tissu de soutien pulmonaire, et donc même sur les personnes en bonne santé, il peut provoquer des dégâts terribles, et se compliquer d’insuffisance respiratoire aigüe rapidement galopante, avec un recours nécessaire à la respirations assistée par respirateurs mécaniques..

Les médecins de ville et de campagne disent que leur cabinet sont désertés actuellement sur Clermont-Ferrand et alentours, est-ce le calme avant la tempête ?

Cette désertion d’abord s’explique de plusieurs manières, quand il n’y a plus école, qu’il y a moins de circulation, on assiste à une baisse du nombre d’accidents de voiture ou d’accidents domestiques. Les gens ont peur de cette épidémie. Je ne suis pas pour la peur, mais là au moins elle est bénéfique, les gens ne sortent plus et respectent à peu près les règles du confinement. Donc, en restant chez eux, on assiste à une baisse de traumatismes, accidents, etc. Et puis en France, et c’est tant mieux, notre système de santé permet d’aller consulter rapidement et parfois pour des petits bobos. Là, on se rend compte que par peur de la contagion, les gens ne se rendent pas aux urgences ou chez le médecin aussi facilement. Les Urgences aussi sont bien plus vides que d’habitude.

Là, vous me parlez du calme, mais que répondez-vous à la tempête qui a priori se prépare sur l’Auvergne ?

En Auvergne, on a de la chance, nous n’avons pas eu de cluster ou de foyers importants comme dans l’Est de la France ou dans l’Oise. Donc, nous avons eu le temps de nous préparer. Et on se prépare depuis 3 semaines. Alors, il faut quand même avouer que depuis 3 jours, nous avons une augmentation des cas mais comme nous y sommes préparés, nous n’avons pas à la gérer de façon explosive. Cependant cela peut aller très vite. L’Auvergne n’échappera pas à ce virus. C’est impossible, et si nous sommes préparés, cela ne nous empêche pas d’être inquiets. On ne peut pas savoir. Là, très franchement, nous sommes depuis une dizaine de jours dans la première vague de l’épidémie dans nos services. Nous sommes en capacité de la gérer, pour l’instant et nosu espérons gérer la deuxième vague avec la même efficacité.

Que répondez-vous aux critiques de vos confrères sur la mauvaise gestion de l’hôpital public et des répercussions aujourd’hui ?

Bien sûr, je suis dans le même commentaire général : notre hôpital public manque cruellement de moyens, de lits, et c’est vrai à Clermont-Ferrand comme ailleurs. Et il faudra bien sûr s’en préoccuper le moment venu. Là, nous sommes dans l’action, et à Clermont, nous avons la chance d’avoir pu anticiper, de ne pas avoir été la première région touchée. Les gens consultent beaucoup moins, cela nous laisse du temps pour nos patients Covid. Actuellement, nous avons quotidiennement 130 lits libres au CHU et une trentraine à l’hôpital de Riom. Nous avons ouvert un service dédié avec 74 lits dédiés exclusivement au Covid-19. En moyenne et depuis quelques jours, nous avons 5/6 malades qui arrivent quotidiennement infectés par le virus. Leur durée de séjour peut varier entre 2 jours et 15 jours si leur cas nécessite un passage en réanimation. En une semaine, nous pouvons donc avoir plus de 40 patients, puis 60 ou 70 après la deuxième semaine, puis…. Il ne faudrait donc pas que cela dure trop longtemps. Nous avons absorbé une première vaguelette. Là, nous estimons avoir à gérer la première vraie vague. Nous ne pouvons prédire combien de temps elle va durer ou si d’autres vagues vont suivre. Entre les sites Estaing et Montpied, nous pouvons absorber une centaine de malades sur des lits en réanimation. C’est beaucoup et peu à la fois. Si la vague devait durer, nous serions obligés de mettre des malades atteints du virus dans d’autres services et nous devrions faire face à une infestation plus globale. Si nous n’en sommes pas encore là, nous avons aussi envisagé et préparé ce scénario pour faire face.

Vous parlez de contamination, est-ce que les soignants de vos services ont été touchés ?

A ma connaissance une dizaine de soignants du CHU ont été contaminés, mais 9 d’entre eux l’ont été avec une quasi-certitude en dehors de l’hôpital. Nous avons désormais des masques pour tous les soignants. Mais la pénurie de masques observée jusqu’à il y a quelques jours n’est pas acceptable pour autant, voire scandaleuses . Pour l’instant, nous notons ces manquements, il nous faudra régler les causes de ces manquements plus tard, pas dans l’urgence mais plus tard !.

Les Urgences du CHU Montpied ( Credit : CHU Clermont-Ferrand)

Pour contrer cette épidémie, il faut transformer ce pic qui pourrait arriver en plateau. Aplanir en quelque sorte la courbe des contaminations, cela veut dire que cela s’étendra sur une plus longue période ?

Vous avez raison, il faut faire que ce pic ne soit qu’un dôme, mais notre objectif ce n’est pas de gagner du temps, car il faut que ce dôme soit maîtrisé aussi vite que s’il avait été un pic. Il faut réduire le nombre de patientspotentiels et donc de contaminés. Nous n’avons pas besoin de contamination massive pour arriver à une situation difficile. Nous avons plus de malades hospitalisés actuellement. Chaque jour, entre 5 et 7 patients renforcent cette cohorte. Donc demain, nous serons à minimum 35 lits occupés et après-demain à 40 et dimanche à 45, si le nombre de patients quotidiens n’augmente pas. Nous avons eu 5 nouvelles personnes admises en 3 jours en réanimation. Il faut donc réduire rapidement les contagions pour tenir, pour ne pas être dépassé comme cela a été le cas très vite à Mulhouse ou Colmar.

Trouvez-vous des responsabilités à l’Etat dans cette gestion de crise ?

Bien, dans l’Est, c’est arrivé si vite qu’il est difficile de montrer plus particulèrement quelqu’un du doigt. Nous avons été pris au dépourvu. Je crois que ça montre tout de même les limites de notre système de santé en général et hospitalier en particulier. Nous sommes globalement capables d’absorber jusqu’à un certain point et ce point a été trop vite dépassé. Le système français, en l’état, n’est pas capable d’assumer une crise sanitaire de cette ampleur. Pour moi, ce système est vieillissant et obsolète. Il faudra que la difficulté de faire face dans beaucoup d’endroits nous serve de leçon, Il faut repenser notre système de soin et ne pas se contenter de nouveaux cataplasmes sur de nouvelles jambes de bois.. Mais encore une fois, on en reparlera plus tard, là, nous avons besoin d’être solidaires sur le terrain au service des malades..

Il semblerait que la mise en sécurité ne soit pas le même pour tout le monde. Prenons l’exemple des caissières qui parfois n’ont ni gants ni masques pour travailler. Qu’en pensez-vous ?

C’est évident, certains métiers à risque devraient être plus protégés. Le temps de contact de la caissière, dont vous prenez l’exemple est très court mais très répété. Cependant, je me pose souvent cette question : Jusqu’où doit-on aller ? Comment protéger les personnes sans entraver toute leur liberté ? Je ne parle pas du cas de la caissière mais de manière plus globale. Moi je crois que le manque de masques est un scandale, vraiment. C’est révoltant. Ma critique sur la gestion des masques est très claire. Nous devons être perfectibles, même si notre système comparé à celui d’autres pays est certainement sur plusieurs points enviables.

Vous parlez des nombreuses personnes infectées sur notre territoire. Ces gens-là seront-ils immunisés ?

C’est une très bonne question, si bonne que je ne suis pas sûr d’en avoir la réponse. En effet, on nous a rapporté le cas de quelques malades qui auraient été réinfectés. Mais peut-être est-ce juste dû au fait que ce virus survive plus longtemps qu’on ne l’imaginait, et qu’une personne que l’on pensait guérie en était encore porteuse. Nous sommes donc très prudents, il s’agit d’un nouveau virus, nous le découvrons au fil de l’eau. La réponse pourra être donnée quand nous disposerons de diagnostics sérologiques.

Pensez-vous que la technique des anglais de laisser le virus circuler pour que les gens s’immunisent naturellement est la bonne?

Pour l’instant, on se rend compte que les pays qui ont d’abord préconisé la circulation du virus ont tendance à faire machine arrière. Je pense que la stratégie du confinement est meilleure.

Et l’exemple de la Corée du Sud ? ( Le pays n’a quasi pas de cas sur son territoire)

Les gens sont plus disciplinés qu’en France, et c’est vrai qu’ils s’y sont pris plus tôt. Et puis, c’est une société qui a l’habitude de porter des masques, donc le confinement et les règles d’hygiène ont été plus facilement respectées puisqu’elles sont naturelles au quotidien.

Ok, mais donc ce genre de situation pourrait arriver de nouveau ?

Oui, la confrontation d’un virus inconnu par l’homme, ça risque d’arriver à nouveau.. . Une fois l’épidémie actuelle jugulée, il faudra autant se remettre en cause qu’en question. Sur les modalités de déplacement, sur la mondialisation, et bien sûr sur le réchauffement planétaire. Ce n’est pas anodin ce qui arrive, ce rapprochement entre l’animal et l’homme…Rappelons que l’hypothèse la plus probable repose sur le fait que ce virus est porté par la chauve-souris qui l’a transmis au pangolin, qui en est porteur sain et donc n’en souffre pas. Les hommes chassent le pangolin, les ramènent sur les marchés. Pour se défendre, le pangolin crache et griffe. Le virus est transmis à l’homme et la boucle est bouclée !

Ca fait vraiment la vengeance du monde animal sur l’exploitation humaine ...

Oui si l’issue n’était pas si tragique, ce pourrait être un joli conte pour enfants.

On ressortira forcément différents de cette crise …

Je l’espère sinon ce serait dramatique. Il y a des choses à changer dans le monde globalement, dans notre vision de la nature, et d’un point de vue médical, il faut laisser les laboratoires de recherche travailler en réseau. On en arrive actuellement à des absurdités sans nom, comme des labos qui en même temps travaillent sur les mêmes thématiques sans le savoir. Il faudra résoudre ce problème de financement des hôpitaux mais aussi de la recherche. Avoir une approche plus réactive. Dès que le virus est arrivé en Chine, les chercheurs auraient dû se mettre sur la recherche d’un vaccin. Je me questionne , comme d’autres, sur l’argent qu’on dépense et comment on le dépense. On a attendu que l’Europe et les USA soit touché pour s’en préoccuper plus en avant . Les investissements finançant la recherche ne doivent pas sauver que les riches, il faudrait plutôt l’utiliser à épargner tout le monde.

Que pensez-vous du professeur Raoult et de la chloroquine ?

Soyons très clairs. Normalement, pour un essai clinique, on a besoin d’un échantillon de 200 voire de 2000 patients ou plus. Là, il ne l’a fait que sur 24 patients, c’est trop peu. Néanmoins en France, il existe ce que l’on appelle l’administration des médicaments à visée compassionnelle. Cela signifie que ce médicament même s’il n’a pas réellement prouvé son effet peut être utilisé puisqu’aucun autre traitement de référence est sur le marché.

Dans l’avis du 24 mars, la haut conseil de santé ne préconise plus la mise en bière immédiate des personnes décédées du Covid-19. Pourquoi ? Est-ce un retour en arrière ?

La décision initiale repose sur le principe de précaution puis en observant, on réactualise notre point de vue et on modifie les décisions. Parfois on se dit que les préconisations initiales étaient un peu excessives. Dans le cas présent, si les consignes sont respectées lors de la mise en bière, il n’y a pas de risque de contagion. Ce moment de séparation entre le défunt est important pour les membres de la famille. Rendons le digne.

Vous savez, au CHU, on se réunit tous les jours, au minimum 1H30, tous les midis. Nous sommes entre 15 et 30 autour de la table, et tous les corps de métier sont représentés et doivent donner leur avis, et les décisions sont partagées avec nos directeurs malgré cette approche plurielle réfléchie, il arrive de nous tromper et pourtant nous pensions avoir pris les bonnes décisions. C’est donc difficile parfois de prendre les bonnes décisions.

Si je récapitule, vous avez un discours assez rassurant malgré tout, et vos services sont prêts. Que pouvez-vous demander aux citoyens pour que ce virus ne soit plus qu’un mauvais souvenir ?

je crois que les soignants sont en droit d’attendre le respect du confinement, c’est un geste citoyen, c’est une marque de respect pour nous, pour notre travail, pour les malades et un engagement pur notre société. On est prêts c’est vrai, mais on est quand même inquiets car il reste des parts d’incertitude. Il ne s’agit pas de prendre cela à la légère ni de façon trop anxiogène. Vous savez, les médias ne parlent plus que de ça. Les discours ne sont pas homogènes. Les politiques eux-mêmes ne disent pas les mêmes choses, d’un jour sur l’autre. La vie en-dehors du virus n’existe plus, on entend parler que de ça. Je comprends donc l’inquiétude des gens. Beaucoup de fake news circulent, il faut être vigilants. Je pense que le confinement durera minimum 5 semaines encore. Cela signifierait que le dernier malade sera diagnostiqué dans 3 semaines si l’on compte ses 14 jours pendant lesquels il est à risque de contamination de ses congénères. Si tout le monde respecte le confinement, alors nous reprendrons rapidement une vie normale, sinon, il faudra s’armer avec encore plus de patience. C’est un moment où il faut être plus que jamais solidaires, entre nous et pour le bien être de tous.

Interview réalisée par téléphone par E.LEBOURG le 26 mars 2020

Photos de couverture : credit CHU Clermont-Ferrand

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5 réflexions sur “Interview avec le Docteur Schmidt, chef de pôle des Urgences :  » Nous sommes prêts, mais devons faire face à un degré d’incertitude. »”

  1. Merci pour cet article posé et informatif, sans recherche de sensationnel. Juste ce qu’il faut en ces temps agités, et qu’on ne trouve pas assez dans les médias. Bravo.

  2. LEVEQUE Bernard

    Une information équilibrée, à tous points de vue.
    Au milieu de toutes les infos variables et, parfois, contradictoires, le citoyen s’y retrouvera peut-être un peu mieux.
    Merci au Docteur SCHMIDT d’avoir pris le temps.
    Merci à tous les soignants, ceux qui les entourent, les bénévoles.

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À propos de cet article

Publié le 27 mars 2020
Écrit par Eloise LEBOURG
Éloïse Lebourg est journaliste. Après une école de journalisme reconnue par l’Etat et la profession, elle apprendra sur le terrain à déconstruire tout ce qu’on lui a appris. Après des détours par Charlie, France Inter, RTL ou RFI, elle se positionnera dès 2006 sur les radios associatives dans lesquelles elle œuvrera comme journaliste puis directrice d’antenne, jusqu’en 2014. Pigiste pour reporterre, Hexagones ou Politis, elle reviendra à ses premiers amours : l’enquête au long cours. Dès 2010, elle crée les Rencontres Nationales des Medias Libres et du Journalisme de Résistance qui se déroulent depuis, chaque année à Meymac en Corrèze, chaque dernier week-end du mois de mai. En 2015, elle crée avec Matthias Simonet, Mediacoop dont elle est la gérante-associée.

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