rassemblement de néo-nazis aujourd’hui à Clermont-ferrand

Il semblerait que la préfecture ait autorisé ce rassemblement qui a regroupé 5 membres des groupuscules d’extrême-droite. Un rassemblement qui a fait flop, notamment grâce à l’intervention de militants mais aussi de simples citoyens.

Ils s’appellent Baptiste Picard, ou encore Sébastien Dudognon et ont pris d’assaut la statue place de Jaude pour y installer des banderoles  » Whites lives matter »,  » on n’exterminera pas notre culture » . Jour de marché, ils ne sont pas passés inaperçus mais n’ont pas convaincu non plus. Installés depuis les 10 heures du matin, et partis vers 14 heures, personne n’est venu leur adresser la parole. Il faut dire que rapidement, les militants antifascistes soutenus par des habitants sont venus s’installer devant eux avec des panneaux  » Fraternité » . Les deux clans ne se sont pas affrontés malgré les relances et gestes très sexistes de Baptiste Picard à l’égard de la gente féminine.

Baptiste Picard, habitant à La Rochelle, n’est pas totalement inconnu du milieu néo-nazi. Père de famille et secouriste bénévole, il appelle surtout régulièrement à la violence et organise des ratonnades, comme ses nombreux profils Facebook peuvent en témoigner. IL connait bien Sébastien Dudognon et sa compagne Karine, elle aussi présente ce matin. Fin mai, ils ont fêté le déconfinement autour d’un barbecue dans le nord de la France. Petit détail qui ne trompe pas, sous le barbecue, des inscriptions antisémites  » Juifs au four  » . Cet ancien secrétaire départemental du Front National de la jeunesse de Corrèze a déjà été condamné en juin 2018 pour incitation à la haine raciale notamment par le biais de ses publications sur les réseaux sociaux. Il est, comme Baptiste Picard, membre de la Division Nationaliste Révolutionnaire. La seule femme du rassemblement s’appelle Karine et est la compagne de Sébastien Dudognon. Deux autres individus sont restés place de Jaude, en lien en talkie Walkie ( Le téléphone portable ne doit pas faire assez guerrier !) avec certainement quelques autres membres cachés autour de la place.

Nous pouvons néanmoins nous interroger sur la potentielle autorisation donnée par la préfecture pour ce genre de rassemblement et la présence de ces quelques membres dans la ville de Clermont-Ferrand, qui fut la première ville à faire fermer le Bastion Social ( mouvement néo-nazi qui avait installé leur local, rue de la Treille à Clermont-Ferrand).

Des habitants, militants sont venus s’installer devant le rassemblement néo-nazi avec des pancartes

À lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

retrouvez-nous sur :

À propos de cet article

Publié le 21 juin 2020
Écrit par Eloise LEBOURG
Éloïse Lebourg est journaliste. Après une école de journalisme reconnue par l’Etat et la profession, elle apprendra sur le terrain à déconstruire tout ce qu’on lui a appris. Après des détours par Charlie, France Inter, RTL ou RFI, elle se positionnera dès 2006 sur les radios associatives dans lesquelles elle œuvrera comme journaliste puis directrice d’antenne, jusqu’en 2014. Pigiste pour reporterre, Hexagones ou Politis, elle reviendra à ses premiers amours : l’enquête au long cours. Dès 2010, elle crée les Rencontres Nationales des Medias Libres et du Journalisme de Résistance qui se déroulent depuis, chaque année à Meymac en Corrèze, chaque dernier week-end du mois de mai. En 2015, elle crée avec Matthias Simonet, Mediacoop dont elle est la gérante-associée.

Nos derniers articles

L'agenda du cactus

Pas d'événement actuellement programmé.

Partager l'article

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur email
Email
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.