Un local pour le Bastion social!

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Nous l'avons appris hier soir, en fouinant sur les réseaux sociaux. Le Bastion Social, groupe fasciste, s'installe à Clermont-Ferrand. Depuis quelques mois, une dizaine d'individus s'est constitué en groupuscule aves des valeurs haineuses. Mediacoop a mené l'enquête.

Ils s’appellent Tristan, Ludovic ou encore Marc. Ils sont gardiens de cimetière, serveur ou musicien. Ils prônent la violence, la fermeture des frontières et ont fait leurs armes au GUD.  Ils se sont retrouvés sur Clermont-Ferrand et depuis quelques mois, ont créé le Bastion Social. Ils ont, par exemple, prétexté une collecte de denrées alimentaires, pour montrer leurs valeurs fascistes, en ne distribuant leur récolte qu’aux blancs.

La tête pensante est Ludovic Faure, originaire d’Avignon, ce trentenaire, diplomé de lettres anciennes, vivant des minimas sociaux, est assez réputé dans le monde NSBM, (entendez par là, National Socialism Black Metal, tout un poème)! Il fonde Peste noire, un groupe de musique, et pour des besoins musicaux se rapproche de Marc ou encore Snork. Se faisant appeler Famine, Ludovic Faure, est réputé dans certains quartiers fascistes de Lyon et  est proche du label Milit8, il lui arrive même de se rendre au festival de métal de Kiev, connu pour être un rassemblement fasciste.

Des autres militants, nous connaissons quelques grosses têtes et gros bras. Tristan, militant très violent, arrive de Vendée. Il a milité à Nantes et a débarqué en Auvergne avec un casier déjà bien chargé pour des faits de violences. il a traîné ses rangers à l’Action française et dans des clubs de supporters violents. Il connaît Kevin Pioche, le jeune homme détenu pour avoir tiré sur des jeunes antifascistes devant l’hôtel des Vil(e)s à Clermont-Ferrand.

Ils vivent dans le quartier Saint-Alyre, rue sainte-Rose, Boulevard lavoisier ou encore Chamalières, ils leur arrivent de faire des opérations coup de poing, comme ce jour où ils ont débarqué à l’université pour tenter de se battre avec les étudiants qui occupaient la fac. Ils sont puissants sur les réseaux sociaux, et ne se cachent plus vraiment.

Ils appellent à venir le 14 juillet découvrir leur nouveau local, en plein centre ville.

A Mediacoop, nous appelons à empêcher l’installation de ce groupuscule fasciste dans notre ville. Et nous  appelons à ce que les collectifs, associations de lutte pour la liberté et la fraternité rejoignent les collectifs anti-fascistes déjà en place.

Pas de facho dans nos quartiers…

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