Hier soir, plusieurs centaines de personnes se sont réunies place de Jaude, en soutien à la Palestine. Le rassemblement était organisé principalement par l’AFPS, ainsi qu’une trentaine d’autres syndicats.
Ces derniers organisaient déjà des rassemblements tous les samedis, mais ce 15 mai avait bien plus d’importance pour eux. C’était en effet le triste anniversaire des 76 ans de la Nakba.
Une tragédie depuis 76 ans
Le conflit n’a pas du tout commencé le 7 octobre, contrairement à ce que certains politiques ont l’air de croire. Non, en réalité, la Nakba (mot arabe signifiant désastre ou catastrophe) dure depuis 76 ans. Cette date du 15 mai 1948, correspond à la date de proclamation de l’État d’Israël. Mais dans le même temps, commence le plan Daleth, et l’épuration ethnique des Palestiniens.
Les militants l’ont raconté, sur leurs tracts, mais aussi lors de leurs prises de parole. “En quelques mois, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le“transfert” par la violence et l’intimidation des Palestiniens : 80 % sont expulsés et vivent en exil dans des camps de réfugiés, plus de 500 villages sont détruits. Au cours des décennies qui ont suivi, l’événement de la dépossession est devenu un thème intemporel de l’expérience palestinienne.”ont-ils écrit.
Car oui, cette situation dure encore pour les Palestiniens de notre époque “Trois générations sont passées et ces personnes ont encore le statut de réfugiés !” annonce Marie-Joëlle, militante à l’AFPS.

“La Nakba continue”
La Nakba n’est pas terminée, “Elle continue depuis 48” disent les militants. Un militant AFPS a pris la parole et a énoncé “entre temps, il y a eu le Liban, la Cisjordanie, les intifadas, il y a eu Jérusalem-Est. Aujourd’hui, il y a Gaza et Rafah”
Les militants dénoncent aussi le comportement des médias, de la France et ses alliés “Notre combat est juste, nous prônons la paix et réclamons un cessez-le-feu” explique un militant “il n’y a pas de place ici pour les racistes, les islamophobes et les antisémites !”
Ils ne manquent pas de rappeler que la France est complice de ce génocide, dans son inaction. “Et ça continue ! Rien que ce matin, les États-Unis ont annoncé une aide de 1 milliard de dollars pour Israël”, une annonce qui a provoqué une huée dans la foule.
À la fin des discours, une minute de silence a été organisée, une pensée pour toutes les victimes de ce conflit. Puis, les militants ont entamé un tour de place de jaude en scandant “Boycott Israël, état criminel” Un slogan qui a retenti sur toute la place.
