Des tags fascistes sur les murs de l’université

C’est une scène de plus en plus récurrente que les étudiants clermontois ont découvert ce matin, vendredi 26 avril : dans la nuit, des tags fascistes ont recouvert les murs de la faculté de lettres, boulevard Gergovia. À la peinture noire, les croix celtiques et les « Clermont fasciste » sont revendiqués par la signature GUD – Bastion social, deux organisations d’extrême droite dissoutes (la seconde il y a à peine quelques jours). À plusieurs reprises, les slogans revendiquent la libération de Tristan Arnaud, ex-membre du Bastion social condamné à trois ans de prison (dont un an ferme) pour violences en réunion en octobre dernier. Deux autres de ses compères étaient alors condamnés avec lui, à des peines minimes qui leur avaient permis de sortir libres de leur procès.

Dans la ligne de mire du groupuscule d’extrême droite et de ses militants depuis de nombreuses années, parmi tant d’autres, l’UNEF a vu son local recouvert de tags et la porte en a été bloquée par de la bombe polyuréthane. Une fresque anti-raciste commandée par le syndicat pour un festival il y a quelques années a également été dégradée. Des affichettes laissent penser à une action qui répond à des tweets polémiques de membres du bureau national de l’organisation étudiante à propos de l’incendie de Notre-Dame. Mais l’opposition entre l’UNEF et l’extrême-droite locale ne date pas d’hier : Bastion social, Action Française et autres groupuscules ont pris l’habitude de taguer le local syndical plusieurs fois par an. Plus généralement, on retrouve des traces de heurts entre le syndicat étudiant et les sympathisants fascistes depuis la période de la guerre d’Algérie.

Cet après-midi, le personnel de la faculté s’affairait déjà à recouvrir les tags. La direction de l’université devrait déposer plainte.

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