Le premier mai, plus que jamais, solidarité de tous les salariés !

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Publié le 1er mai 2018,

Ce matin 10h30, la place Delille se noircit.  A Clermont-Ferrand, plus d’un millier de personnes ont répondu présentes à l’appel de plusieurs syndicats à venir manifester en ce 1er mai.  Retour en images sur la matinée.

Les cortèges démarrent vers 11 heures de la place Delille. CGT, Force Ouvrière, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, Comité de Mobilisation des jeunes clermontois-es, Alternative libertaire, Génération-s, et tous ceux qui les ont rejoints, parcourent la ville en musique et chants.

« De l’argent pour l’emploi, pas pour les patronats ! 

  De l’argent pour l’emploi, pas pour l’actionnariat ! »

« Un coup sur le public, un coup sur le privé,

Diviser pour mieux régner, casser les solidarités »

Vers midi, arrivée devant la Maison du Peuple et prise de parole de syndicats et collectifs qui rappellent les mots d’ordre de la manifestation : la menace qui pèse sur les acquis sociaux dans de nombreux domaines avec la multiplication des réformes du gouvernement Philippe.

L’union syndicale Solidaire rappelle l’importance de cette date symbolique : « Le 1er mai doit constituer une étape importante de la convergence des luttes. Les sujets de mécontentements et de colères se multiplient : loi asile et immigration, attaque contre le pouvoir d’achat, réforme de l’assurance chômage, attaque sans précédent contre les services et la fonction publique avec des situations dramatiques dans les hôpitaux et les EHPAD, … Toutes ces mesures renforcent les inégalités au profit des plus riches. Ce 1er mai est l’occasion de réaffirmer nos désaccords profonds face à la casse des acquis sociaux, des droits des travailleuses et des travailleurs et des services publics. C’est aussi l’occasion de dénoncer les répressions violentes comme celles employées lors de l’évacuation de la ZAD et le mépris affiché de Macron et de son gouvernement pour celles et ceux qui luttent pour une autre société. »

La suite se passe dans la grande salle des fêtes de la Maison du Peuple. Une exposition sur mai 68 occupe les murs de photos et articles de journaux de l’époque. Mais, attention aux commémorations officielles de mai 68, la récupération historique est dénoncée. Force Ouvrière dans sa prise de parole redéfinit les événements : « Il paraît qu’il y a des commémorations, mes chers camarades. Ils commémorent les « évènements » de mai-juin 68… Ce ne sont pas des évènements, c’était la grève générale des travailleurs du secteur privé et public, des jeunes étudiants et lycéens, la grève de toute la population qui a bloqué le pays. Il n’y a pas de magie dans les dates, il y a simplement une volonté des travailleurs avec leur organisation syndicale… La question est maintenant, comment renouer avec ce qui s’est passé en mai-juin 68 et construire la grève générale ? »

Résumé en images ici: 

 

Louis Cuzin et Gwendoline Rovai

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