Projet TER TER : réflexions autour de la notion d’Habiter

Ils s'appellent Alexis, Jody, Elise et Margaux. Depuis octobre dernier, ces quatre étudiants en master Direction de projet ou d'établissements culturels se sont lancés sur le projet TER TER, thème du nouveau cycle de réflexions de la librairie Le Grin. Autour de la notion d'Habiter, les étudiants ont créé une série de podcasts qui seront diffusés du 11 mars au 10 juin 2021.

Ter Ter signifie en argot « quartier » mais pour les étudiants, c’est aussi synonyme de « tout ce qui touche à nos espaces et notre façon d’y habiter, d’y vivre » définit Elise. « On avait fait un brainstorming pour définir ce terme et on s’est intéressés à comment on habite ce qui nous entoure. Évidemment on s’est tout de suite dirigés vers la notion d’habiter nos territoires mais on n’en est pas resté là » poursuit-elle.

Effectivement, les étudiants se sont penchés sur les notions d’habiter le territoire, mais aussi la culture et le corps. Par exemple, au niveau de vivre sur un territoire, Alexis et Elise ont interrogé des colleuses. « Elles se réapproprient la rue pour s’y sentir mieux, car elle a été faite par et pour des hommes. C’est la notion d’habiter la rue, donc un territoire » explique Elise. « Avec Alexis, on s’est aussi penchés sur les frontières, à la fois comme espace physique et mental ».

Margaux et Jody se sont naturellement dirigées vers les notions d’habiter le corps et la culture. « On s’est posé des questions autour de la possession de notre corps, quelle relation on a avec lui. On s’est intéressées au cosplay, comment on change de personnalité grâce à un déguisement, mais aussi à la transidentité et ses notions. Globalement, comment la société conditionne notre vision de notre corps et celui des autres » explique Margaux. Pour la culture, elles se sont penchées sur les jeux vidéos, la littérature, le langage.

Les invités

Ces trois thèmes autour de la notion d’habiter sont très larges et ouvrent de nombreuses pistes de réflexions. Pour y répondre, le collectif étudiant a interrogé plusieurs personnes, « autant des amateurs passionnés, des professionnels que des universitaires » explique Jody.

« Au niveau du territoire, on n’est pas restés sur l’époque actuelle et on a étudié l’histoire de notre territoire aussi. On s’est basé sur un article du professeur d’histoire Emmanuel Grelois qui a étudié le fait d’habiter en Auvergne pendant tout le moyen-âge par exemple » présente Elise. Ensuite, ils ont regardé comment on s’appropriait le fait d’habiter aujourd’hui, notamment sur les questions écologiques. Ils ont donc interrogé un architecte sur l’habitat écologique clermontois et le 1er fabriquant de tiny houses en France, Bruno Thiéry, situé en Normandie.

« Pour la culture, on a par exemple interviewé Cordélia, une autrice de fanfiction qui est sur YouTube. Pour le corps, on s’est interrogés sur le travail de recherche autour du cosplay d’une ancienne étudiante. On a aussi rencontré Moïra Serfs sur la transidentité, qui a ellemême fait un podcast sur le sujet dans Bonsoir Madame » ajoute Margaux.

Le format

Au départ, le projet aurait dû être mis en place grâce à des « causeries », avec des interviews et discussions physiques. « En octobre, nous avons contacté les invités. Mais en voyant que le confinement perdurait, on s’est vite orienté vers les podcasts, dès décembre » explique Elise. En janvier, ils terminaient déjà les enregistrements. Les podcasts ont donc été réalisés en groupe de deux. Alexis et Elise auront fait des interviews assez cadrées et formelles, « tandis que nous c’était plutôt des discussions assez libres. On avait souvent affaire à des jeunes, donc on se tutoyait directement. » ajoute Jody.

En plus des podcasts qui seront diffusés chaque semaine par le Grin, les étudiants ont préparé des articles et des dossiers thématiques qui seront, ou non, greffés aux podcasts pour les compléter. Elise et Alexis ont donc raccroché à leurs podcasts deux articles sur les fanfiction. « Jody et moi on a fait un article sur les tatouages et notre appropriation du corps par celui-ci. Mais il ne sera pas relié à un podcast. On en a rédigé un sur l’illustration en Auvergne aussi. On y conseille des livres illustrés, on explique comment devenir illustrateur et on interroge Éric Battut qui est un grand illustrateur sur Clermont-Ferrand » décrit Elise.

Habitués à travailler ensemble, chaque membre du groupe s’est complété pour offrir un large panel de formats différents aux auditeurs. De quoi promettre de belles discussions et réflexions au public qui ira consulter ces podcasts ! A retrouver sur le site du Grin, en cliquant ici.

Alexis n’était pas présent mais vous retrouverez sur la photo, de gauche à droite, Jody, Elise et Margaux !

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