« Nous ne sommes pas des pions » Grève des AED

Ce mardi midi 2 juin, une délégation était reçue pour demander plus de reconnaissance et un vrai statut pour les Assistants d'Education dans les établissements scolaires.

Ils assurent l’accueil, la sécurité. Ce sont eux et elles qui décrochent quand les parents appellent à l’école de leur enfant. Les AED sont incontournables dans les établissements scolaires de l’école au lycée. Pourtant, ils sont souvent précarisés par des contrats à l’année, à temps partiel, avec des salaires inférieurs au SMIC.

Ainsi, ce midi une délégation était reçue afin de revendiquer les droits de ces agents. « Nous avons proposé la possibilité des contrats de 3 ans, qui permettraient aux AED de se projeter professionnellement. » Explique Marie de la CGT Educ’action. Du côté de la FSU et de l’UNSA, même constat. « Nous avons besoin des AED et nous exigeons plus de reconnaissance de leur statut. »

Brayan, lui est AED dans une école des quartiers prioritaires de la ville. « Nous gérons les conflits entre enfants, nous parlons avec les parents, nous sommes les premiers adultes dans les histoires d’enfants. » Brayan dénonce une précarité subie, malgré ces responsabilités. « Nous aimons ce métier, nous voulons pouvoir évoluer, faire carrière. »

Le jeune Assistant d’Education estime mériter un statut, un salaire, « et du respect ». « Nous exigeons un statut de fonctionnaire, une augmentation de salaire de 400 euros et la considération que nos 32 heures sont un temps plein. »

De plus, les AED expriment leur colère concernant les heures d’internat. « Le forfait nuit est inacceptable. Chaque heure travaillée doit être payée. »

Pour Brayan, le combat premier est « la défense de l’école publique. »

Pour Raphaël, de Sud Education, le constat est le même. Lui aussi AED, au collège A. Camus de Clermont-Ferrand, est amer. « Je ne suis pas éducateur spécialisé. Je suis AED, on nous en demande un peu trop pour pas assez. »

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