Ils assurent l’accueil, la sécurité. Ce sont eux et elles qui décrochent quand les parents appellent à l’école de leur enfant. Les AED sont incontournables dans les établissements scolaires de l’école au lycée. Pourtant, ils sont souvent précarisés par des contrats à l’année, à temps partiel, avec des salaires inférieurs au SMIC.
Ainsi, ce midi une délégation était reçue afin de revendiquer les droits de ces agents. « Nous avons proposé la possibilité des contrats de 3 ans, qui permettraient aux AED de se projeter professionnellement. » Explique Marie de la CGT Educ’action. Du côté de la FSU et de l’UNSA, même constat. « Nous avons besoin des AED et nous exigeons plus de reconnaissance de leur statut. »
Brayan, lui est AED dans une école des quartiers prioritaires de la ville. « Nous gérons les conflits entre enfants, nous parlons avec les parents, nous sommes les premiers adultes dans les histoires d’enfants. » Brayan dénonce une précarité subie, malgré ces responsabilités. « Nous aimons ce métier, nous voulons pouvoir évoluer, faire carrière. »
Le jeune Assistant d’Education estime mériter un statut, un salaire, « et du respect ». « Nous exigeons un statut de fonctionnaire, une augmentation de salaire de 400 euros et la considération que nos 32 heures sont un temps plein. »
De plus, les AED expriment leur colère concernant les heures d’internat. « Le forfait nuit est inacceptable. Chaque heure travaillée doit être payée. »
Pour Brayan, le combat premier est « la défense de l’école publique. »
Pour Raphaël, de Sud Education, le constat est le même. Lui aussi AED, au collège A. Camus de Clermont-Ferrand, est amer. « Je ne suis pas éducateur spécialisé. Je suis AED, on nous en demande un peu trop pour pas assez. »
