Dès 10h30, des centaines de personnes se sont déjà réunies sur la place du 1er mai. En tête de cortège, le camion diffuse “Marine” de la rappeuse Diam’s, une musique choisie minutieusement au vue du contexte politique actuel. Cette manifestation du 3 avril était organisée par la CGT, “Pour nos salaires, nos retraites, notre santé, nos services publics.” Écrit-elle sur ses tracts.

La foule est rouge, habillée des gilets CGT. On y retrouve des représentants de nombreuses branches, de la CGT Territoriaux à Educ’action, en passant par la CGT Santé, Michelin, et encore bien d’autres. Tous en cœur, ils partent de la place du 1er mai, en direction de Jaude. Le cortège passe par Delille, la rue Montlosier, et l’avenue des États-Unis. “Faites du bruit et revendiquez fort”, demande un manifestant au micro.


La manifestation est rythmée par les musiques diffusées sur les enceintes du camion, et les slogans des syndicalistes. Ils scandent : “Pour les emplois et le pouvoir d’achat, ensemble on lutte !”, “Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. Cette société là, on n’en veut pas !” , “Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, on est là, même si Macron ne le veut pas nous on est là”
Nos services publics au bord du gouffre
Enfin les manifestants arrivent à Jaude à 11h45. Un quart d’heure plus tard, les représentants de la CGT éduc’action, des territoriaux et de la santé se succèdent pour leur prise de parole. “Le gouvernement profite de ce contexte de guerre pour faire des coupes. Mais ce n’est pas en alimentant la guerre qu’on obtiendra la paix !” déclare Sophie, représentante de la CGT éduc’action. “Dans son allocution du 5 mars, Macron a déclaré qu’on devait réviser nos dépenses. Traduction, il détourne l’argent !” Continue-t-elle. Dans leur prise de parole, les représentants des différentes branches de la CGT décrivent les problèmes subies suite à ces coupes budgétaires


Sur la place de Jaude, les syndicats FSU et Solidaires rejoignent le rassemblement. Ils prennent à leur tour le micro, ils attaquent notamment la loi de financement de la Sécurité Sociale, qui a pris effet le 1er avril. La loi prévoit notamment une baisse des indemnités versées par la Sécurité Sociale lors des arrêts maladie. “Les impôts baissent pour les riches, et ce sont nos services sociaux qui en payent le coût !” déclare le représentant FSU “Mais être malade n’est pas un crime !” Scande-t-il, acclamé par la foule “Il est énervé, lui !” S’amuse un manifestant.
Enfin, l’Union Etudiante rejoint le rassemblement, elle est la dernière à prendre la parole. “Pour les universités, c’est une coupe de 1,7 milliards. 4 universités sur 5 ne vont pas pouvoir finir l’année dans de bonnes conditions de travail. À l’UCA, les profs et les intervenants ne seront même pas sûrs d’être payés !” Explique son représentant. “L’université, c’est l’ascenseur social, celui qui nous fera entrer dans la vie active. Cet ascenseur, ça fait longtemps qu’il est tombé en panne !” Conclut-il.

