“La jeunesse clermontoise ne doit pas se taire”

Les Jeunes Communistes ont tenu une assemblée générale à la fac de Lettres à Gergovia. Ils comptent bien participer au soulèvement des étudiants contre le massacre en cours à Gaza.

Hier, jeudi 2 mai, l’organisation des Jeunes Communistes a tenu une assemblée générale “pour une paix juste et durable” en Palestine. Ils se sont donné rendez-vous à 17 h 30, sous la baleine de Gergovia.

 “L’idée, c’est de participer au combat des étudiants à Sciences Po ou à la Sorbonne. Les étudiants de Clermont doivent aussi participer au combat”, explique un militant, pendant qu’il distribue des tracts, pour encourager les étudiants à se rendre à l’AG.

Une assemblée en petit comité
Les étudiants mettent au point leurs revendications, et moyens d'action

Finalement, cette assemblée générale se déroule en petit comité, peu d’étudiants semblent répondre à l’appel. Une quinzaine étaient présents, au chaud dans une salle de classe.

Cette situation, elle ne les surprend pas : “On est en pleine période de partiels en ce moment, les étudiants n’ont pas beaucoup de temps. En plus, on n’a annoncé l’AG qu’hier, beaucoup n’étaient pas au courant. Mais ce n’est pas grave, aujourd’hui n’est que le point de départ. Avec cette réunion, nous allons organiser plusieurs actions, pour ensuite mobiliser de plus en plus de personnes pour défendre cette cause” estime un autre militant, confiant.

Revendications

La réunion commence et on fait le point sur les revendications. La première, évidente, est la demande d’un cessez-le-feu à Gaza, et d’une paix durable. Mais on souhaite aussi sensibiliser et éduquer la jeunesse sur la question palestinienne, expliquer en quoi ils doivent se battre.

 Ensuite, on souhaite exprimer une solidarité envers les étudiants de Sciences Po, faire en sorte que la jeunesse clermontoise participe au combat “je sais que Clermont a toujours du mal à gueuler, mais là, c’est essentiel. La jeunesse clermontoise ne doit pas se taire”. Dans la salle, on sent une certaine frustration et une colère de ne pas participer. “Le 7 mai, on a rendez-vous avec le président de l’université. On va lui demander s’il compte réprimer nos actions. Si oui, on va lui faire comprendre qu’on se battra” annonce un Jeune Communiste, déterminé.

Enfin, les JC demandent l’arrêt d’un contrat de maintenance du tram, entre la métropole et la société EGIS. “Ce n’est pas n’importe quelle société : elle est sur la liste de l’ONU des entreprises participant à la colonisation de la Palestine !” expliquent-ils sur leurs tracts. Une pétition pour demander la résiliation de ce contrat devrait être mise en ligne rapidement.

Tract des Jeunes Communistes
Quels moyens d’actions ?

Revendiquer c’est bien, mais il faut maintenant savoir comment agir. Plusieurs options sont proposées à tour de rôle. Organiser des cinés-débats, des formations, mettre en place des banderoles et même un campement dans le hall de l’établissement.

La question d’un blocus se pose et fait débat. “On est dans une période de partiels, bloquer les étudiants, c’est une mauvaise idée” estime une étudiante, qui propose plutôt de faire un barrage filtrant “On ne bloque pas complètement tout le monde, à l’entrée on essaie de sensibiliser”.

Mais même l’idée du barrage paraît être précipitée “Je pense qu’il faut attendre d’avoir mobilisé plus de monde. Je pense que le faire dès maintenant serait contre productif. Mais l’idée est bonne ! On pourra essayer de la mettre en place plus tard”, répond quelqu’un.

En attendant les mobilisations, l’organisation des Jeunes Communistes va prendre encore le temps d’organiser une réunion pour planifier les différentes activités. Elle se déroulera le 7 mai à 17h, et est ouverte à n’importe quel étudiant volontaire.

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