Deux militants antifascistes en garde à vue suite au saccage du local du Bastion social

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Publié le 17 octobre

 

À Clermont-ferrand, tous les militants de gauche crient victoire : le Bastion social a officiellement fermé ses portes. Dans un communiqué émis hier par sa section strasbourgeoise, le groupuscule fasciste met en cause des « pressions policières, administratives et juridiques », alors que plusieurs de ses militants comparaissent vendredi pour des faits de violence. Olivier Bianchi s’est de son côté enorgueilli sur Twitter d’avoir « travaillé pacifiquement » à cette fermeture, après avoir fermement condamné les actions de dégradation du bar associatif revendiqué par la Cellule Antifasciste Révolutionnaire d’Auvergne ( CARA) Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont dénoncé une tentative de récupération politique. Puisque bon nombre d’auvergnats ont conscience que le saccage du local du Bastino Social a pesé dans la décision de fermer le local du Bastion Social , rue de la Treille. 

Depuis hier matin,10H15, un militant antifasciste de Riom est en garde à vue, à Clermont-Ferrand. un autre de ses camarades est entré ce matin en garde à vue, lui aussi pour répondre des dégradations du local. 

Certains policiers sont sortis informer les militants du fait que deux autres personnes seraient entendues sur l’affaire. Mais nul ne connaît l’identité de ces deux autres personnes. 

Un troisième militant antifasciste était convoqué à 14 heures. D’après les militants, les policiers ont utilisé le téléphone portable du premier antifasciste interpellé pour lui demander de se présenter. Ce qui laisse penser qu’il n’est tenu d’aucune obligation légale de se rendre à ce rendez-vous. Il n’a d’ailleurs pas été vu près de l’hôtel de police à l’heure dite. Quant aux autres gardés à vue, à l’heure où nous terminons ce papier ( 21h00 ) aucun n’était encore sorti. 

Nous vous rappelons que vendredi a lieu le procès des membres et sympathisants du Bastion Social, à partir de 15 heures au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Trois d’entre eux devront répondre des violences commises contre quatre passants dont un a eu fracture du tibia-péroné. D’autres procès sont attendus notamment pour avoir  cassé une machoire dans un bar ou encore un nez, en pleine rue. 

 

Un appel à rassemblement devant le tribunal dès midi a été lancé par le Collectif contre les Extrêmes -droites. ( Collectif regroupant une vingtaine d’organisations dont Mediacoop…) 

Davy Delfour

 

 

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