Soirée solidaire pour les grévistes de la clinique d’Auzon

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Plusieurs centaines de personnes sont venues hier soutenir les salariés de la clinique psychiatrique d’Auzon, en grève depuis 24 jours, lors d’un concert au bar les Régates.

La grève s’est lancée « spontanément » fin mars alors qu’un débrayage avait déjà eu lieu en novembre 2016. Estimant ne pas être « compris » par la direction, les conditions de travail n’étant pas à la hauteur des besoins des salariés, leur vie privée étant « attaquée », les effectifs trop justes par rapport à la charge de travail, un gèle des salaires depuis 2012, des salariés malades trop peu remplacés, bref, de nombreuses revendications ont motivé ce mouvement de grève.

« S’occuper de la souffrance des gens impliquent des conditions de travail sereines »

Les salariés demandent aussi des plages de repos « nécessaires lorsqu’on travaille dans la santé mentale ». Au bout de 24 jours, la fatigue commence à se ressentir, surtout lorsque les négociations n’aboutissent pas et les propositions faites par la direction jugées « ridicules ». Alors qu’ils demandent une revalorisation de 150e net par mois, les 98% des soignants en grève reçoivent une proposition de 16e net. Si la revalorisation salariale demandée est possible par rapport au chiffre d’affaire « stable » et aux bénéfices « en nette progression », les salariés demandent surtout de la « considération », du « respect », et de la « dignité » : ils s’avouent « incompris » lorsqu’ils sortent des négociations chaque jeudi.

Voici la vidéo de cette soirée, avec une interview de Pascal Cohadon, infirmier à la clinique :

Les musiciens venus jouer par solidarité envers les grévistes sont les Flying Tractors. Cette soirée est à l’initiative des salariés et leur a permis de tenir un stand où l’on pouvait acheter de quoi manger afin de contribuer à leur cagnotte disponible sur Leetchi ; ce fût une réussite car elle a permis des rencontres, des échanges sur l’avenir de la santé en France, de permettre aux grévistes de se faire entendre, et de nouer la solidarité. Des syndicalistes de la CGT (et pas que) sont venus en masse, notamment ceux de la CGT Candia 63 qui ont vécu une situation similaire il y a quelques semaines.

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