Julie, l’humaniste vegan

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Julie attend, une tasse remplie de thé à la main. Jolie, timide, elle n’ose pas prendre la parole tout de suite. Il faut quelques minutes pour lancer la conversation. Installée au café des Augustes, où elle passe souvent voir ses amies, Julie s’arrête de regarder le monde tourner, prend sa respiration et se lance. Elle veut aujourd’hui que l’on parle de la défense des animaux et du véganisme. 

 

De ce dont elle se souvient, enfant, elle adorait les goûters aux pâtés et au fromage.  » J’ai eu une enfance omnivore, des parents qui aimaient la viande.  » 

Ce n’est pas véritablement l’entourage de Julie qui la rendra d’abord végétarienne, mais une amie, rencontrée sur un blog. «  Je me suis dit qu’elle était intellignete et que si elle ne mangeait pas de viande, c’était pour de bonnes raisons. Alors, j’en ai parlé avec elle, et je me suis mise à être végétarienne.  » 

Julie se passionne pour le sujet, elle observe les industries animales et se renseignent sur les abattoirs, les productions intensives, les usines et les fermes-usines. Elle découvre aussi que l’industrie laitière est tout aussi affreuse.  » On exploite les vaches, les chèvres, les brebis pour nos fromages.  » Ni une, ni deux, Julie décide alors de devenir Végétalienne. ( Le végétalien, par définition, ne mange ni viande ni produits dérivés de l’animal: oeufs, lait, fromage, miel…) 

Julie rencontre alors des gens, milite, regarde des vidéos «  jamais jusqu’à la fin!« , manifeste contre la corrida ou la fourrure, découvre « Earthlings », documentaire réalisé en 2005 par Shaun Monson. 

Alors, Julie devient Végan…En plus d’exclure tout produit d’origine animale, elle adopte un mode de vie respectueux des animaux ( vêtements sans laine, cosmétiques non traités sur les animaux…). 

«  Il est important de sauver des malheureux. j’a adopté Raffy, un chien qui venait de Roumanie. Dans ce pays, on exécute les chiens errants. Puis, j’ai recueilli 11 chatons abandonnés.  » 

Julie a pour projet de fonder un sanctuaire pour animaux…pas tout de suite … » je n’ai aps encore acquis de terrain pour faire ça… » 

Pour cette jeune aide-soignante, qui aide les humains la journée, la société est spéciste,  » l’homme se croit supérieur à l’animal. De quel droit? Même la domestication des animaux n’est pas logique…L’humain et l’animal sont identiques. Arrêter de manger de la viande ne suffit pas  » 

Nous tentons une question sur l’exploitation d’homme à homme…bien réelle, elle aussi.. » Elle est insupportable tout autant que l’exploitation animale… » 

Julie n’est pas donneuse de leçon. Elle déjeune avec ses collègues, pas toutes végétariennes.  » Je fais abstraction, je ne vois plus la viande autour de moi. Je crois que tout ça se fait lentement. Parfois, j’ai des patients chasseurs, je les soigne malgré tout, et j’en discute parfois avec eux…Ma mère me soutient, ma soeur a encore du mal à comprendre mes choix, elle se sent attaquée, notamment dans l’éducation de ses enfants. » 

Pourtant, Julie l’affirme, certains de ses amis ont arrêté de manger de la viande. «  Et on mange plus sain et équilibré qu’avant. J’ai mangé des simili bourguigon, ou des mousses au chocolat sans oeufs…J’avoue que tout ça devient aussi un business, on trouve de plus en plus de produits, même dans les grandes surfaces… » 

Julie le martelle, tout ça, elle le fait pour les animaux, en lesquels elle a foi. Mais les habitudes sont durs à enlever, les pédiatres expliquent que pour le bon fonctionnement de l’enfant, il lui faut des protéines animales, des laitages..; » Tu parles, ils ont tous des contrats avec Nestlé et Danone;.. » 

 

Julie garde espoir  » ça évolue dans le bon sens, de toutes façons pour l’écologie, on n’aura plus le choix… »

Elle reconnaît se supplémenter en vitamine B12 , indispensable à notre survie, mais uniquement présente dans la protéine animale.  » A part ça, je suis en pleine forme, je n’ai pas de carence! » 

Julie travaille en lien avec ds associations pour l’adoption des chatons  » anidômes 63 » ou l’association nationale  » L214 » qui milite contre l’exploitation animale. D’ailleurs, une manifestation anti foie-gras aura lieu le 10 décembre , place de jaude à Clermont-ferrand. 

Aujourd’hui, Julie vit entourée de 5 chiens et 3 chats. Elle essaie d’éduquer les gens à la stérilisation.. » mais ce n’est pas une forme d’exploitation? » ose-t-on,  » Si, bien sûr, mais c’est moins pire que laisser des animaux se reproduire dehors…mais le but ultime est de foutre la paix de façon définitive aux animaux... » 

Pour Julie même les chiens de non-voyants n’ont pas leur place… » Pourquoi ce ne serait pas des hommes qui aideraient les autres hommes? » 

Julie s’agace doucement, désespérée parfois par le monde qui l’entoure

 » Je ne veux pas d’enfant, je ne vais pas les mettre dans cette merde, déjà moi, j’ai du mal à être bien sur cette planète. Je me rends trop compte à quel point la vie est une blague, à quel point nous sommes des marionnettes, manipulés. J’ai des amies qui se font retirer leurs enfants car elles ne leur donnent pas de viande. Mais ne penses-tu pas qu’on devrait retirer la garde des mômes aux parents qui les amènent 3 fois par semaine au MCdo? Ne penses-tu pas que ce comportement n’est pas plus dangereux?  » 

Etre vegan, c’est aussi lutter contre la société de consommation, mais avec des limites.  » moi je ne m’habille qu’en synthétique pour ne pas utiliser la laine du mouton, j’ai conscience que quand j’achète mon pull chez kiabi, il vient de Chine, et a peut-être été fait par des enfants ou des esclaves. Mais, les habits équitables sont hors de prix… » 

Julie termine sa conversation en insistant sur le fait que l’animal a des capacités, des émotions, ressent la douleur… » tu vois même une mouche, je ne vois pas pourquoi je la tuerai…ce qui doit être naturel, je n’y peux rien, les chats mangent des souris, c’est naturel, mais pousser notre caddie et choisir notre viande empaquetée, tu trouves ça naturel toi?  » 

La route semble encore pleine d’embûches pour Julie dans sa guerre contre le spécisme, mais pour elle, le remède est « simple » : «  se remettre en question, et réfléchir à chacun de ses actes… » 

 

 

 

 

 

 

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0 réflexion sur “Julie, l’humaniste vegan”

  1. Pourriez vous creuser le sujet? Qu’est ce qu’etre vegan? La base idéologique du véganisme repose sur la culpabilisation de l’homme. Dès lors cela devient antinomique d’etre vegan et humaniste. Je ne pense pas que julie soit « vegane » meme si elle se défini comme cela. Je vous renvoie au differente campagne de propagande vegane, vous constaterez que l homme y est systématiquement culpabilisé. Ma position sur le sujet rejoint celle de Thierry casasnovas. « Pourquoi je ne suis pas vegan »

  2. véganisme et humanisme Bonjour, pour répondre à votre message il est important que vous sachiez que le véganisme ne culpabilise pas. Il informe. C’est la conscience qui emmène la culpabilité car la culpabilisation est une démarche propre à chacun.
    Que le véganisme dérange, je peux le concevoir, en effet il est bien plus facile de ne pas voir ni ouvrir les yeux sur tout ce qui passe actuellement : l’exploitation animale est devenue une norme et c’est le respect de l’autre qui devient par conséquent marginal.

    Ne parlez pas de propagande mais plutôt de campagne d’information !

  3. TC Thierry Casasnovas = gourou, manipulateur-charlatan qui vend des extracteurs de jus la peau des c******* et profite de la crédulité des personnes aveuglées par son discourt idéologique et dogmatique.

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