Assemblée générale à Gergovia : occupation, actions, revendications

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Ce lundi 30 avril, les étudiants clermontois se sont réunis, à l’UFR de lettres, culture et sciences humaines dans l’amphithéâtre Agnès Varda. L’occupation de ce dernier depuis plus d’une semaine était un des points majeurs du débat.

Devant les portes de l’amphithéâtre Agnès Varda, plane une ambiance singulière. Loin des professeurs déclamant leurs cours magistraux et des bruits caractéristiques de papiers froissés, et de stylos, ici le seul écho qui nous parvient est celui de voix éparses, quelques accords de guitare et parfois les chants qui les accompagnent. Alors que l’occupation du lieu est en plein essor, comme le montrent les nombreuses affiches et installations de fortune, une assemblée générale a eu lieu à 12h30.

En première partie, les participants sont invités à exprimer leurs avis, proposer actions et revendications. Cela permet aux premiers d’entre eux de rappeler ce à quoi ils s’opposent : la loi O.R.E et de manière générale « tout le processus qui conduit à une sélection dans les universités », des suppressions de postes aux heures de cours. Ils rappellent également que ces réformes ne s’attaquent pas qu’aux universités mais au service public dans son ensemble. D’ailleurs, on ne trouve pas que des étudiants dans la salle, mais aussi des professeurs, des lycéens et des cheminots qui n’hésitent pas à prendre la parole pour soutenir le mouvement, tous unis contre « le désengagement financier de l’Etat dans le service public ».

Cependant, d’autres sont venus exprimer leur désaccord sur certains points. Les arguments avancés sont la désinformation qui serait mise en place par les étudiants mobilisés à propos des lois critiquées ou encore l’illégalité de l’occupation d’une salle à la faculté. La crainte principale des opposants à l’occupation est un éventuel blocage des partiels. Il y a ici « un problème de communication », de compréhension entre les « antiblocages » et le comité de mobilisation. Ces derniers ont clarifié la situation, répétant à des multiples reprises qu’ils « ne bloquaient en aucun cas la faculté » et qu’ils n’empêcheraient personne de passer les examens, leur « objectif est avant tout la réussite des étudiants », ils voient l’amphithéâtre comme « un lieu de vie, d’échange et d’éducation populaire ».

Enfin, les personnes présentes ont voté les propositions des intervenants. Les revendications adoptées à la majorité sont le soutien aux cheminots et au service public, une opposition au S.N.U (service national universel), la volonté de confronter les étudiants, professeurs et personnels de l’Université Clermont Auvergne à l’équipe de direction afin que ces derniers expliquent leurs décisions. Une proposition de vote électronique pour décider de l’occupation de la faculté a été refusée tout comme la baisse des demandes financières à l’Etat pour l’éducation. Pour finir trois propositions d’actions ont été adoptées : le prolongement de l’occupation, la prise de contact avec les lycéens et la présence des étudiants à la manifestation du 3 mai.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 03 mai.

Louis Cuzin.

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