Le RN, un parti qui n’est pas d’extrême-droite ?

photo_bastion_social2ok.jpg
Sur les plateaux télé, le soir de l'élection, et de la "défaite" du Rassemblement National, une de ses représentantes s'agace : "Nous ne sommes pas un parti de l'extrême-droite." Ah oui, vraiment ?

L’extrême-droite, c’est quoi ?

Il est difficile de donner une définition claire des partis d’Extrême-Droite (ED), tant les exemples sont variés. Soit libérales, soit socialisantes. Tantôt réformistes, tantôt révolutionnaires, étatistes ou anti-étatistes.

Cependant, un socle idéologique les réunit : Le patriotisme, le nationalisme et le traditionalisme sont accompagnés de discours autoritariste, et d’un programme économique et social en faveur des milieux populaires, en lien avec un caractère anti-système et de dénonciation des élites.

Patriotisme et xénophobie

La xénophobie fait partie intégrante de la définition des partis d’extrême-droite, notamment avec leur opposition farouche à l’immigration, tout comme la revendication d’un Etat fort et d’un discours sécuritaire.

C’est ainsi que Jean-Marie Lepen définissait son parti comme « économiquement de droite, socialement de gauche et nationalement de France ».

Electorat populaire et masculin

Ainsi, la base électorale des partis d’extrême-droite se compose plutôt de personnes issues de milieu populaire, « anti-élite« , plutôt en milieu rural, souffrant de l’absence de service public, peu diplômés, et majoritairement masculin.

Michel Winock, auteur de « nationalisme, antisémitisme et fascisme en France » écrivait d’ailleurs à propos de cet électorat : « Il a la haine du présent, et la nostalgie d’un âge d’or. »

Inégalités et mondialisation

Donc, plus un peuple est sous contrainte économique forte, vit des inégalités profondes, plus il va se tourner vers les partis d’extrême-droite. De plus, comme le rappelle l’historien J-Y Camus, « les ED surfent sur la montée des inégalités et du contexte de la mondialisation pour reprendre un des arguments du fascisme qu’est l’anticapitalisme de façade. »

Les extrêmes-droites se retrouvent dans différentes organisations, tels que les partis populistes, nationalistes, souverainistes, mais aussi des partis religieux traditionalistes, des groupuscules néo-nazis, ou des organisations racistes.

L’histoire de l’extrême-droite en quelques dates

En France, on considère la formation de l’extrême-droite vers la deuxième moitié du 19ème siècle, avec la fin de la monarchie. Certains nostalgiques sont antiparlementaires, antisémites, nationalistes, homophobes, et islamophobes.

Les bonapartistes et monarchistes vont, en effet peu à peu disparaître pour laisser place aux nationalistes. L’affaire Dreyfus va diviser une partie du pays et voir naître la formation de la Ligue de la patrie française. Nationaliste, militariste, elle fédère les antidreyfusards, les boulangistes et les bonapartistes. L’année suivante, en 1899, est fondée l’Action Française. D’abord républicain, patriote et antidreyfusarde, le mouvement évolue rapidement vers un nationalisme intégral et le royalisme, sous la houlette de Charles Maurras. En 1918, sort le journal du même nom « L’action française »

Une vague européenne

Parallèlement, en Italie, dès 1919, Mussolini fonde les faisceaux italiens de combat, réunissant notamment les syndicalistes révolutionnaires, les soldats démobilisés et les chômeurs.

En Allemagne, en 1920, Hitler présente le programme du parti National-Socialiste ouvrier allemand, il s’appuie sur une vision raciste de la société.

En 1921, Mussolini s’installe à l’extrême-droite de l’hémicycle, en obtenant 32 sièges au parlement, il crée le parti National Fasciste.

L’année suivante, il organise la marche des chemises noires sur Rome pour forcer le roi Victor-Emmanuel III à le nommer président du conseil. Le souverain l’appelle au pouvoir deux jours plus tard.

En 1923, En Espagne, coup d’état du général Primo de Rivera qui dissout le parlement, supprime les garanties constitutionnelles et interdit les partis anarchistes et communistes.

La même année, Hitler rate son putsch à Munich.

En France, en 1924, Le roi du champagne Taittinger crée les Jeunesses Patriotes, un mouvement paramilitaire et anticommuniste. A Rome, promulgation des lois dites fascistissimes instaurant la dictature. En 1925, Hitler, alors emprisonné, écrit le premier volume de Mein Kampf. L’ouvrage jette les bases de l’idéologie nazie.

En 1927, En France, naissance des Croix-de-Feu, une association d’anciens combattants ultranationalistes soutenue notamment par René Coty (propriétaire et directeur du Figaro). Il finance aussi le faisceau, un mouvement aligné sur le fascisme italien.

Les années 30 : âge d’or de l’extrême-droite

En 1931, Mosley, ex-parlementaire britannique fonde le Nouveau Parti, rebaptisé L’union Britannique des fascistes.

Au Chili, en 1932, Création du mouvement national-socialiste, influencé par les idées hitlériennes.

Année 1933 : Hitler est nommé chancelier, Salazar au Portugal est doté des pleins pouvoirs, abolit la constitution pour établir un régime autoritaire. En Autriche, Dollfuss fonde le Front patriotique. En Espagne, le fils du dictateur met sur pied le parti fasciste, la Phalange. Naissance des Chemises d’argent, en Amérique, une organisation suprémaciste et antisémite.

Le 6 février 1934, des émeutes éclatent après une manifestation des ligues de l’extrême-droite qui fait 15 morts. La même année, Adrien Arcand forme le Parti national social chrétien au Canada.

En 1935 : fondation du parti de la volonté nationale en Hongrie.

en 1936 : Création du Parti Populaire Français. (PPF)

1938 : Pogrom de la Nuit de Cristal en Allemagne. Les nazis assassinent une centaine de juifs, et 35 mille sont déportés. La même année, l’Italie adopte une série de lois raciales contre les juifs étrangers. En Thaïlande, Pubul Songgram établit un régime militariste et ultranationaliste.

1939 : Après 3 ans de guerre civile, Franco instaure une dictature militaire autour du parti unique de La Phalange, en Espagne.

1940 : Pétain ouvre la voie à la collaboration et le premier ministre japonais Fumimaro fonde un parti militariste prônant la supériorité de la race nipponne.

L’après-guerre

Après la guerre, l’extrême-droite s’essouffle un peu, même si en Belgique ou en Italie, sont encore créés des partis nationalistes. En France, en 1947, se reconstitue l’Action Française, interdite en 1944.

En 1953, en France toujours, Pierre Poujade crée l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA). Jean-marie Le Pen devient député aux législatives de 1956.

L’OAS est fondée, en 1961, par des activistes partisans de l’Algérie française et est responsable de nombreux attentats en France et en Algérie.

Des étudiants parisiens fondent, en 1964 le mouvement Occident, remplacé en 1968 par Ordre Nouveau.

Tixier Vignancour se présente à l’élection présidentielle française de 1965.

Le putsch des colonels en Grèce instaure une dictature pendant 7 ans, à partir de 1967.

Arrivée du Front national

Jean-Marie Lepen fonde le Front national, après être passé par le mouvement néo-fasciste Ordre nouveau. Nous sommes en 1972.

Pinochet fait son coup d’Etat au Chili, l’année suivante.

Duke fonde les chevaliers du Ku Klux Klan, branche très violente de l’organisation, en 1975.

Un peu partout dans le monde

Putsch d’un général guatémaltèque qui procèdera aux massacres de nombreux indiens « au nom de Dieu », à partir de 1982.

Création du Groupes des droites européennes au parlement de Strasbourg qui réunit les partis d’extrême-droite français, italien et grec en 1984 ( puis britannique l’année suivante.)

Scission en 1998 au sein du FN avec l’exclusion de Bruno Mégret qui fonde l’année suivante le MNR.

Le FN accède au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Dans de nombreux pays, les partis d’extrême-droite accèdent au pouvoir par le biais de sièges dans les parlements. (Pays-bas, Hongrie, Israël, Bulgarie…)

Tuerie et assassinat

Tuerie sur l’île d’Uotya par le néo-nazi Breivik, en Norvège, en 2011.

Aube Dorée entre au parlement Grec, en 2012.

Clément Méric, militant antifasciste est tué en 2013, à Paris, par des militants de l’Oeuvre Française, organisation qui sera interdite.

Bastion social et reconquête

Depuis 10 ans, de nombreuses autres organisations ont vu le jour comme le Bastion Social. Dernièrement, en France, Eric Zemmour crée Reconquête, un parti d’extrême-droite qui fera 7 % aux élections présidentielles de 2022.

Selon les dates répertoriées ici, on peut se rendre compte que l’installation des idées d’extrême-droite sont le fruit d’un long processus. Les années 30 sont l’apogée des extrêmes-droites et la conférence de Yalta, en 1945, développe un certain anti-américanisme. La guerre d’Algérie a des répercussions fortes, avec la création dans les années 1960 de nombreuses organisations néo-nazies telles que l’OAS, le GUD, Ou encore Ordre Nouveau.

Mais ces mouvements sentent que pour « gouverner », leurs idées doivent s’inscrire dans une démarche électorale. C’est ainsi que le FN sera fondé en 1972.

La dynastie Le Pen

En France, difficile de parler de l’extrême-droite sans parler de Maurras, fondateur de l’Action Française, puis de Pétain, à l’origine de la collaboration avec le nazisme, puis de Jean-Marie Lepen, longtemps à la tête du FN.

Mais qui est JM Le pen ? Quelle-est l’histoire de son parti? Quelles-sont les idées qu’il véhicule?

JM Le Pen est né en 1928. Issu d’une famille populaire, son père meurt en mer alors qu’il n’est qu’un enfant. Il devient pupille de la nation et obtient des aides pour financer ses études. Assez vite, il se tourne vers les organisations d’extrême-droite, en distribuant l’Action française, alors qu’il est étudiant.

Poujadisme et Ordre Nouveau

Il adhère à l’Ordre Nouveau et aux idées néo-nazies du mouvement. Afin de démocratiser les idées qu’ils défendent, les financeurs de l’Ordre Nouveau pensent qu’il faut créer un parti capable de se présenter aux élections.

C’est ainsi que le FN est fondé en 1972, avec à sa tête, JM Le Pen. Il sera candidat 5 fois à la présidence de la république française. L’homme sera condamné à plusieurs reprises pour apologie de crimes de guerre, contestation de crimes contre l’humanité, provocation à la haine et à la discrimination et à la violence raciale.

« Lepenisation des esprits »

Son programme ne change guère de 1972 à 2015 : nationalisme, lutte contre l’immigration, préférence nationale et relance démographique. Mais, il s’adapte au monde qui change, et lutte contre la mondialisation, ce qui en 1995, lui fait gagner des voix. Badinter parlera alors de « Lepenisation des esprits. »

Le chef de file du FN veut encadrer le droit de grève, réduire le nombre de fonctionnaires et est persuadé que l’insécurité est liée à l’immigration massive. Anticommuniste, il défend Israël. Après l’effondrement du bloc soviétique, sa position est moins atlantiste. Il soutiendra le régime de Saddam Hussein.

Retraite à 65 ans

En 2002, il propose la retraite à 65 ans. 20 ans plus tard, Marine, sa fille se bat contre Emmanuel Macron qui veut la même chose.

En 2007, il se retrouve à débattre contre Sarkozy qui défend des idées similaires aux siennes. « Il vaut mieux préférer l’original à la copie » dira-t-il au sujet de son adversaire politique qui tentent de lui piquer son électorat, notamment sur les questions de sécurité et d’immigration.

En 2012, Marine Le Pen n’est pas d’accord avec son père sur les retraites, ni même avec les phrases assassines, comme celles qu’il répète depuis 1975 : « Les chambres à gaz ne sont qu’un détail de l’histoire », redite en 1987, puis 2015.

dédiaboliser le parti

Il est alors mis à l’écart du parti. Cet ancien poujadiste, adhérent d’ordre Nouveau fait trop peur pour la nouvelle génération du FN.

Pourtant, le parti ne renie pas vraiment son passé. Les affiches arborent toujours la flamme fasciste de Mussolini et la préférence nationale est toujours d’actualité.

Engager des français plutôt que des étrangers, taxe d’embauche pur les salariés étrangers, logement social réservé aux français, politique nataliste.

Des lois contraires à la Constitution

Pourtant, ces lois seraient difficiles à mettre en œuvre, puisqu’elles seraient contradictoires avec la Constitution française et la charte des droits de l’Union Européenne.

Le FN devenu RN en 2018 questionne la peine de mort, le septennat, le localisme. Le parti de Marine Le Pen a d’ailleurs signé différents textes avec les extrêmes-droites européennes, (hongroises, polonaises et la ligne italienne), et soutient Israël et sa coalition avec l’extrême-droite.

Opposition aux lois progressistes

De plus, Marine Le Pen a voté, sur le plan européen, contre les lois sur le harcèlement sexuel, l’égalité des genres, ou encore pour la lutte contre les violences faites aux femmes. Le RN s’est opposé au mariage pour tous, aux droits LGBT. Si l’on ne peut considérer le RN comme parti fasciste, il reste néanmoins un parti fascisant.

Propos racistes

D’ailleurs, ses membres en sont les plus bels exemples. Catherine megret, par exemple, sera condamnée pour avoir dit que les immigrés font « des gosses pour toucher les allocations. » JY Le Gallou expliquera que « les HLM sont réservés aux arabes et aux africains ». En 2014, Sophie Leclère fera un photomontage de Christiane Taubira et d’un Singe. Bruno Lemaire, conseiller économique parlera de « secte de mohamerde », lors des attentats de 2015.

Des affaires de corruption et d’emplois fictifs

Au-delà de ces propos racistes, le RN sera poursuivi dans de nombreuses affaires, comme « Air cocaïne », « le micro-parti jeanne », « les emplois présumés fictifs entre 2012 et 2017 ».

Assassinats racistes

Pire, le FN tue. Alors qu’il colle des affiches pour le FN, en 1991, Emilien Bonnal tue Abdalah Mokhtari, un assassinat raciste. En 1995, ce sont trois militants FN qui tuent Ibrahim Ali juste parce qu’il est « étranger ».

En 1995, lors d’un défilé organisé par le FN, Brahim Bouarram est jeté dans la Seine et noyé.

4 frontistes sont déguisés en policiers et procèdent à des fouilles de militants anti-racistes à Strasbourg venus manifester . Nous sommes en 1997.

Se refaire une image

Depuis, le FN devenu RN cherche à se racheter une image. Dimanche, ses représentants ripostaient quand on disait de leur parti qu’il était d’extrême-droite.

Pourtant, il est le seul parti à interdire des accréditations de certains journaux dans leurs conférences, une douzaine de médias ne peuvent accéder à leurs rassemblements.

A Clermont-Ferrand, un néo-nazi colle pour Marine

Au niveau local, comme ici, à Clermont-Ferrand, un des membres de campagne est issu du Bastion Social. Des jeunes de Clermont-nationaliste (groupuscule violent) ou de la Cocarde, syndicat revendiquant son appartenance à l’extrême-droite ont aidé au collage des affiches de la candidate Marine Le Pen.

Candidate, qui elle-même, a posé avec des figures du GUD ou de Génération identitaire. On la voit même afficher le symbole suprémaciste avec ses doigts.

des financements obscurs

Enfin, les financements obscurs du parti vont de la secte Moon ( anti-communiste), à Omar Bongo ( président du Gabon) en passant par les banques russes. pourtant, ces prêts ou dons n’empêchent pas le parti de cumuler une dette estimée entre 20 et 30 millions d’euros.

les extrêmes-droites au pouvoir

Aujourd’hui, les exemples de pays gouvernés par l’extrême-droite sont encore peu nombreux, mais suffisent à eux-mêmes : Hongrie, Pologne, Israël ou encore Brésil. Dans ces pays, les droits humains sont bafoués, en Pologne, par exemple, avec la restriction du droit à l’avortement, fermeture des médias en Hongrie, politique anti-autochtone de Bolsonaro, en Israël, position antipalestinienne assumée.

Tous ces gouvernements ont d’étroits liens avec le RN et sa représentante Marine Le Pen qui ne se cache pas de vouloir créer avec eux, une alliance dans l’Union Européenne. Marine Le Pen a aussi de bons rapports avec le parti d’extrême-droite assumés d’Italie. Il faut dire que l’histoire de la ligne italienne et le RN ont un point commun : l’héritage des idées fascisantes de Mussolini sur lesquelles ces partis sont nés.

Alors, le RN, n’est pas un parti d’extrême-droite, vraiment ?

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

2 réflexions sur “Le RN, un parti qui n’est pas d’extrême-droite ?”

  1. bonjour, cet article est très bien déroulé car il montre la filiation politique du RN. Mais là ou on entendait un discours haineux vis à vis des étrangers, on ne lit plus maintenant que le mot français. Tout est programmé pour la vie du peuple de France ce qui exclut donc tout ce qui n’est pas né en France, ou lié à la France par l’héritage culturel ( la langue, la cuisine, l’art, le cinéma, tous français). C’est un programme d’extinction de toute une partie de la population qui vit sur le territoire et qui n’y est plus acceptée.
    Les crimes racistes et les agressions sur les étrangers visibles dans les années 80 à 2017 (Rappelons nous le film « Dupont Lajoie d’Yves Boisset.) c’est de l’histoire mais aujourd’hui ces actes sont ils d’une autre époque et totalement impossibles? Celui qui n’est pas français ne vivra pas. Le mot français n’appartient pas au RN et je ne me reconnais pas dans l’usage que le RN en fait.
    Le programme politique du RN se veut un projet ambitieux car il porte toujours en filigrane la haine ou le rejet actif de l’étranger mais comme je le disais, l’étranger, le RN ne l’attaque plus frontalement. Le RN ne parle pas de citoyenneté, de personnes égales devant les droits mais du FRANÇAIS. Il est écrit dans le « projet de contrôle de l’immigration : « Au premier alinéa de l’article 71-1, après les mots : « des droits et libertés », sont insérés les mots : « des Français et, dans les conditions et limites fixées par l’article 4-1, des étrangers admis à séjourner sur le territoire national ». Dans le texte de la constitution de 1958, le mot -français n’est pas mentionné et les mots – personne, citoyen sont employés. Avec le RN, le fascisme va puiser dans un registre signifiant bien connu de la France profonde. Le reste du programme comme le dit Eloise, développe l’idée politique de la préférence nationale, des frontières, des priorités accordées aux français dans les domaines du travail, de la santé. Ce qui fondait l’égalité devant les besoins c’est à dire l’intervention de l’état disparait. UN étranger qui a des besoins n’est plus un citoyen comme un autre puisqu’il doit disparaitre du territoire.
    Alors là, ce projet politique est bien de nature fasciste. Cela fait bien sur penser à l’époque de la montée du nazisme en Allemagne. Ceux qui en doutent encore peuvent lire le programme du RN appelé  » Contrôler l’immigration ». Il n’y pas de provocation à la haine mais quand même, la 1ere page du programme est une image qui représente un groupe de personnes d’Afrique noire sans doute, qui attend assis sur le bord d’une route, en ville, pas loin d’un campement de fortune. IL y a d’autres photos de même nature dans ce programme. Ce ne sont pas des caricatures de juifs mais la similitude du raccourci est patente.
    L’étranger est montré ; il est plutôt noir ou du Maghreb. Et in ne doit pas souiller la nation par sa propre culture.
    Le parti de Marine Le Pen distille un discours politique bien ficelé, cohérent bien que difficile à appliquer et des images des étrangers à partir desquels tout est construit mais pas nommé. En effet le discours programmatique légitime les actes violents qui seront commis par la puissance publique ou par le bon français qui applique le projet d’éloignement.et qui assume toute la violence passée et celle que son discours entretient encore.

    Alors nous, citoyen français, nommons cette organisation comme un parti d’extrême droite, xénophobe et dangereux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

nos derniers articles
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.