Qu’on se le dise, le verre est un déchet plutôt bien trié. Le geste semble être entré dans les mœurs des français. Pourtant, « trois bouteilles sur dix ne le sont toujours pas. Ça nécessite beaucoup d’énergie de recycler le verre et ce n’est pas toujours fait en France donc ça demande encore plus d’énergie. », explique Maxime, membre de l’association PAMPA.
Pire, chaque année, plus de 10kg d’emballages en verre par habitant ne sont pas recyclés. Surtout, selon une étude de l’ADEME, le réemploi des emballages en verre permettrait d’économiser 75 % d’énergie, 33 % d’eau et 80 % de gaz à effet de serre. Une économie non négligeable à l’heure où la crise climatique est un enjeu de plus en plus urgent. Enfin, les prix des emballages ont grimpé en flèche ces derniers temps. Le recours à la consigne devient alors une solution écologique et économique.

La plateforme des producteurs
Face à ce constat, l’association La PAMPA a été fondée en 2020. PAMPA, ça veut dire Plateforme d’Activités Mutualisées des Producteurs Auvergnats. Son objectif est de remettre en place une filière locale pour le réemploi des emballages en verre. L’association regroupe des collectivités, des associations de producteurs, des brasseurs, des commerçants, des citoyens, ou encore une association d’insertion. Tous ensemble, ces acteurs souhaitent, à leur échelle, mutualiser leurs forces pour créer une dynamique écologique du réemploi. « L’association a été fondée par plusieurs personnes sensibles à ces enjeux. On n’a pas voulu uniquement centrer sur la consigne mais plus largement sur la valorisation des circuits-courts, les savoir-faire et la production locale. », précise Maxime.
Phase d’expérimentation
En deux ans, les membres de l’association et les différentes structures ont tâtonné, sonder et préparer le terrain au niveau du territoire. Après toute cette phase de montage du projet, le 11 juin, La PAMPA a lancé une phase d’expérimentation avec des producteurs et commerçants partenaires. Les emballages de certains produits vendus en circuit-court peuvent désormais être déposés dans les magasins partenaires afin d’être lavés puis réemployés. Pour les repérer, il suffit de faire attention au logo PAMPA sur le produit.

« On fait ça avec une dizaine de producteurs et commerçants. Le marché de Max et Lucie par exemple ou encore des brasseurs et les Biocoop de Clermont et Riom. ». Une fois cette phase d’expérimentation achevée, l’association aura toutes les informations nécessaires pour finaliser le projet et mobiliser un maximum de producteurs et commerçants pratiquant la vente en circuit-court. Le réseau de réemploi PAMPA pourra alors changer d’échelle et se développer afin d’avoir un plus grand impact. Maxime indique d’ailleurs que le projet de l’association serait de devenir au fur et à mesure, une coopérative d’activités. Plusieurs évènements autour de leur réseau et de leur fonctionnement devraient être proposés au public dans les prochains temps.