En début de semaine, on vous parlait de la grève des kinés du CHU de Clermont. Cette fois, ce sont les aides-soignants brancardiers du service imagerie qui sont entrés en lutte pour la même raison : le sous-effectif.
Dans ce service, les équipes travaillent en binôme et sont chargées de transporter des patients en lit ou en fauteuil. « On doit toujours être deux, un qui guide et l’autre qui pousse pour que ce soit le plus confortable possible pour le patient. », explique une aide-soignante au pôle brancardage. Cette dernière donne le détail : « On devrait être quatre le matin à 7h30, deux de 9 heures à 16h30, deux de 9h30 à 17 heures puis deux entre 11h30 et 19 heures. ».
Les équipes diminuent, pas le travail
Le pôle imagerie est constitué de différentes salles de radios, d’une salle de stéréotaxie, de trois salles vasculaires, d’une pour la neuro-vasculaire, de deux scanners et d’une salle d’osthéo-densitométrie. En clair, on ne manque jamais de travail. Au contraire. Face au sous-effectif, les agents présents peinent à ne pas subir leurs tâches. « Nous sommes en souffrance d’effectif, de matériel, on fait partie du pôle général mais on ne bénéficie pas du roulement. Il n’y a aucune réponse à nos revendications. », dénonce l’employée. Au total, les brancardiers de ce pôle devraient être 10. Mais en réalité, les équipes tournent plutôt à 9, 8 ou même 7 régulièrement.
Ainsi, les agents ont entamé une grève lundi 26 dès 7h30. En effet, suite à une réunion le 12 juin en présence des organisations syndicales CGT – FO – SUD, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée aux revendications des personnels. De plus, les soignants avaient demandé l’organisation d’une réunion avant le 23 juin, sans succès. Pourtant, ce moment de dialogue avec la direction paraît primordial pour ces derniers alors qu’un projet de mutualisation avec le service de pneumologie est en cours. « Nous avions demandé à rencontrer notre direction avant l’arrivée du nouveau binôme pneumo. Ils arrivent certes mais avec leur charge de travail. », indique la brancardière.
Plusieurs revendications
Parmi les demandes des salariés, la création de deux nouveaux postes avant l’intégration du pôle pneumologie, le retour à un effectif de 10 agents par jour, l’obtention d’une nouvelle maquette organisationnelle avec ces 10 agents présents et le remplacement systématique 1 pour 1 de toutes les absences.
En attendant, les salariés se sentent pieds et poings liés. « On continue à faire nos missions. Nous avons chacun un téléphone sur lequel elles arrivent. On a deux collègues titulaires en arrêt et deux en vacances donc on envisage des actions un peu plus concrètes plus tard car sinon, on n’est pas assez. », souligne la soignante. Cette dernière et les deux collègues qui l’entourent tiennent à rappeler que sur 9 titulaires, 6 ont été assignés. « En gros, c’est un papier qu’on a dû signer et qui dit que même en grève, si on ne travaille pas, c’est compris comme un abandon de poste. C’est un moyen de faire pression. », confie l’un d’entre eux.