Tout commence en 2006. L’Australien Julian Assange fonde WikiLeaks, plateforme collaborative et espace sécurisé pour les lanceurs d’alerte qui peuvent y révéler des affaires de corruption, des crimes de guerre ou autres scandales sous couvert d’anonymat total.
En 2010, le site publie plusieurs centaines de milliers de documents sur des actions commises par les Etats-Unis à l’étranger, notamment en Afghanistan et en Irak. Il est à ce moment associé à plusieurs titres de presse internationaux dont Le Monde, le New York Times ou le Guardian.
Si ces données sont confidentielles et n’auraient pas dû être révélées, elles sont pourtant d’intérêt public et permettent aux citoyens de connaître les activités menées par leur gouvernement. Pourtant, Julian Assange est placé sous liberté surveillée durant deux ans au Royaume-Uni avant de se réfugier dans l’ambassade d’Équateur à Londres. Il y restera 7 ans. 7 ans de confinement pour éviter l’extradition vers les Etats-Unis où l’attend une peine de prison à vie.
Nouveau cap
En 2019, les évènements prennent une autre tournure au moment où l’Équateur change de président. Lenin Moreno décide de mettre fin à l’asile politique de Julian Assange. Ce dernier est arrêté et transféré à la prison de Belmarsh, toujours en Angleterre, où il est maintenu à l’isolement. 2019 est aussi l’année durant laquelle l’administration Trump a passé un cap dans sa guerre contre Assange en le poursuivant pour espionnage.
Une longue bataille
Ouvert début 2020, le procès du journaliste n’est que succession de rebondissements. Un an plus tard, la justice britannique rejette la demande des Etats-Unis d’extrader Julian Assange. Sa santé mentale est notamment jugée trop mauvaise. Face à l’appel des USA, la justice annule à la fin de 2021 le refus d’extradition. Outre Atlantique, le fondateur de WikiLeaks risque 175 ans de prison.
Mardi 20 et mercredi 21 février, Julian Assange jouait sa dernière carte devant la justice britannique. Deux magistrats ont eu pour tâche de juger la décision de la Haute Cour de Justice de Londres qui s’était opposée l’été dernier à la possibilité que le journaliste puisse faire appel de la décision d’extradition. Deux voies possibles : un vrai procès pour Assange ou son transfert vers les USA où l’on peut penser que son procès prendrait une dimension politique. Une entrave de plus dans l’attaque contre la liberté d’informer et d’être informé que représente cette affaire. Une attaque de plus quelques jours après la mort du célèbre opposant à Vladmimir Poutine Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire.
Aux Etats-Unis, comment être assurés du déroulement d’un procès équitable ? Comment en être assurés alors que Donald Trump fait un retour tonitruant dans la course à la Maison Blanche ? Le Parlement australien a adopté récemment une motion demandant la fin de ces poursuites contre Julian Assange. Le verdict ne sera pas connu avant le 5 mars.
Crédit photo : Manon Levet, Reporters Sans Frontières France.
1 réflexion sur “Julian Assange : l’audience de la dernière chance pour la liberté d’informer”
Julian est à l’heure qu’il est dans un état pitoyable et très inquiétant pour sa santé vu ce qu’il endure depuis des années et c’est seulement maintenant que le parlement australien commence À se manifester sur son traitement abominable infligé par des états trop nombreux et qui n’ont qu’une idée en tête c’est de berner leurs peuples afin de mieux gérer leurs intentions et leurs projets géopolitiques, Économiques, Écologiques et guerriers qui planent De plus en plus bas qui nous emmènent dans le mur mais qui garantissent des profits pour une minorité de privilégiés sans scrupule qui n’ont qu’une ambition avec bien sur le soutien de l’État, c’est d’amasser toujours plus d’argent et de pouvoir. ????????