On peut parler d’expérience, désormais. Avec nos 10 ans d’âge. Non, parce que la première année, on ne faisait pas les malins quand les comptables nous parlaient de passif, actif, comptes de résultats.
Aujourd’hui, on débarque, dossier sous le bras, il manque une facture de la Poste de 6 euros, mais sinon, le compte est bon.
Priscillia, notre comptable, nous accueille toujours avec le sourire, et sait que normalement, désormais, on parle à peu près le même langage.
Cette année, nous étions tellement larges au niveau organisationnel, qu’on a même commencé à faire le budget 2025.
Mais surtout, nous avons pu nous rendre compte que notre structure, qui est une coopérative, a évolué en comptant de moins en moins sur les subventions publiques et en créant sa propre richesse.
Pas un mal quand on sait que les financements publics ne courent plus vraiment les rues….
Alors, on a décrypté notre budget.
D’abord, en recettes, on reçoit 30 % de subventions notamment grâce à l’aide du ministère de la culture en direction des médias de proximité, grâce à un fonds né en 2015, sous la pression de la Coordination Permanente des Medias Libres (CPML), et autres médias indépendants. Ce fonds garantit ainsi le pluralisme de l’information nécessaire à une démocratie.
Mediacoop, reconnu comme un media d’Information Politique et Générale, notamment grâce à la détention de la carte de presse de ses journalistes, et le sérieux de ses enquêtes, peut bénéficier des aides à la presse directes ou indirectes du ministère. Pour l’instant, nous n’en avons pas encore fait la demande, mais pensons nous y pencher notamment pour l’achat de matériel et protection informatique que nous réalisons chaque année.
Dans les subventions entre aussi l’aide de la DRAC, qui finance nos projets Education aux Medias et à l’Information. Cette année, nous avons pu bénéficier de 2 soutiens pour des projets à destination de personnes en souffrance psychologique et envers la ruralité.

Ainsi, l’argent de nos subventions représente 30 % de notre budget. Elles représentent un financement nous permettant de mettre en place de nouveaux projets.
Les dons représentent 10 % et tout le reste émane de notre travail de journalistes, éducateurs aux médias, documentaristes ou encore conférenciers.
Qu’est-ce qu’on fait de tout ce fric ?
En vrai, il nous en manque un peu quand même pour être totalement cool et ne pas pleurer à chaque fin de mois, et surtout parce qu’on aimerait beaucoup embaucher, prendre des risques, se lancer dans des aventures de dingue.
Mais, schématiquement, l’argent que l’on gagne de nos propres heures de travail, nous revient. Et ça, c’est le propre de la coopérative.
66 % paient nos salaires et cotisations en tous genres.
16 % nous permettent de réaliser nos reportages, notamment avec les frais de déplacement qui reviennent de plus en plus cher.
Un peu plus de 6% servent à payer nos honoraires : comptable, webmaster…
Un peu moins de 6 % sont reversés à l’Union Régionale des Scop, à nos assurances, banques, au SPIIL, ( Syndicat de la presse en ligne indépendante…), etc…
4% sont destinés à nos événements, communications, abonnements à différents outils, tels que les logiciels de montage ou encore Canva.
Enfin, on consacre moins de 2 % à des achats tels que les livres de documentations, DVD, ordinateurs, imprimante…

Nous arrivons depuis 10 ans à être à peu près en équilibre. A 2000 euros près, ça passe….
On ne fait pas les fous avec l’argent. On réfléchit à chacune de nos dépenses. Et on flèche chacune de nos rentrées d’argent.
En 2025, nous avons de beaux projets, mais aussi l’intention d’investir pour cela.
Aussi, nous avons besoin de vous.
Il est important que la part des dons puisse augmenter afin de nous rendre encore plus libres.
Alors, n’hésitez pas, soyez nos actionnaires : https://www.okpal.com/mediacoop/#/