Ne nous méprenons pas, chef de file et tête de liste, ça n’a rien à voir. Les candidats de la France Insoumise à Clermont-Ferrand n’ont pas encore été désignés par le parti.
Mais, la course électorale a bel et bien débuté, comme le précise Marianne Maximi : « Nous avons envoyé une lettre à tous nos partenaires du Nouveau Front Populaire pour essayer de nous mettre d’accord sur un programme. » Or, la main tendue de la députée est restée sans réponse. Si ce n’est le refus d’Olivier Bianchi de « discuter avec la FI »
Une position que la jeune femme déplore : « C’est dommageable pour les électeurs du NFP. Mais, nous en prenons acte. » Surtout que la députée tend à rappeler que le contexte international est complexe. « Les habitants sont soumis à une instabilité du monde, avec le génocide en cours et les multiples conflits. Mais aussi la montée des idées d’extrême-droite. »
D’un point de vue national, guère mieux pour l’élue insoumise. « On a un président qui ne respecte pas les citoyens qui vivent une austérité sans précédent, et qui utilise le RN. »
Pour la femme politique qui a déjà vécu les municipales de 2014 et 2020, « C’est incomparable. »
Quant à la situation locale, elle déplore une tension vive dans la société, avec des classes populaires à l’abandon, et des enjeux écologiques oubliés.
Son camarade, Alparslan Coskun poursuit : « 12 ans qu’Olivier Bianchi est à la tête de la ville. Et nous condamnons ses obsessions pour les grands projets comme le stade, ou encore la salle de spectacle sur le site Cataroux Michelin. Nous regrettons la fermeture d’Auchan dans les quartiers nord. Et nous estimons qu’Inspire a été pensé trop tard, et mal. »
Selon les insoumis, le prix du logement a trop augmenté et la politique municipales manque de cap. « De plus, notre maire est président de la métropole et n’a aucun souci de co-gestion avec la droite. Clermont mérite mieux d’après nous. »
Ainsi, les insoumis ont déjà commencé le travail sur des axes prioritaires : La planification écologique, la démocratie et la construction d’une ville plus égalitaire. « La politique part du besoin des gens. Dans les quartiers populaires, les gens manquent de logement, de mobilité et de travail. » Reprend Marianne Maximi qui s’agace en remémorant que les transports en commun ont été privés à tout un quartier pour punir quelques délinquants, ces dernières semaines. « On ne peut pas continuer à construire une ville à 2 vitesses. »
Autre point sur lequel travailler : la sécurité. « La société se tend, des gens portent le racisme en eux. Il faut protéger les habitants. Et il ne faut pas nier le trafic de drogue et la violence qui l’entoure. » Expliquent les chef(fe)s de file. « Il faut renforcer la présence policière, notamment la police de proximité. On a besoin d’humains qui font de la prévention. Il faut que les gens investissent leur quartier et ne laissent pas le trafic prendre la place. »
Puis, Marianne Maximi sourit : « La politique de la droite a toujours échoué sur ce terrain-là. Sinon on n’en serait pas là. » Selon elle, la solution se trouve dans la puissance publique et plus de moyens dans l’investigation.
Les deux camarades ont pu exposer le début de leur calendrier. « A l’automne, on sera capables de vous en dire un peu plus. » D’ici là, » il reste du travail. »