Un pont suspendu au coeur de la querelle. Il aurait dû être fermé en 2002. Mais c’est en 2020, que le Céréma ordonne sa fermeture qui a été effective le 3 novembre dernier.
Un habitant l’apprend hier et appelle la mairie, proférant des menaces. Puis il débarque devant le bureau de l’élu, l’insulte et lui crache dessus.
Plus tard dans l’après-midi, il cherche de nouveau Laurys Le Marrec. « J’étais à la garderie, le dernier enfant venait de partir. Je me suis rendu compte qu’il était aviné. Et il essayait de me mettre des coups avec sa bouteille vide. » Le maire connaît ce trentenaire. « Il vit chez ses parents, et a des difficultés d’insertion. » Heureusement, le personnel de la garderie intervient.
Un homme parvient à le maîtriser sur la voie et découvre que l’agresseur porte sur lui un couteau qu’il a tenté d’utiliser contre l’élu. « Les policiers ont pu me rendre compte qu’en fait il en avait trois. »
Le présumé coupable est envoyé en garde à vue. « Il me reproche la fermeture de ce pont, me dit que ça l’empêche de se rendre au travail. Mais, il est sans emploi. »
Alors qu’il croque dans un hamburger, il reprend doucement ses esprits : « Je ne vais jamais dans les fast-food, mais je sors de l’institut médico-légal, et ça me réconforte tout de suite. »
En effet, le maire de Coudes se dit « bouleversé », « c’est un traumatisme. On ne peut craindre pour sa vie parce qu’on est élu. » Exprime-t-il. « Même si finalement, j’ai pu éviter les coups, cette agression physique et psychologique restera un traumatisme. »
En plus des frites, Laurys se réconforte en lisant les innombrables messages qu’il reçoit sans cesse : « Les habitants, mais aussi le microcosme politique de la région m’ont apporté leur soutien. Ca me fait du bien… »
Selon les éléments de l’enquête, l’agresseur avait pris des bouffées de protoxyde d’azote, un gaz utilisé sous forme de drogue, très dangereux.
Mais pas le temps de prendre un dessert, Laurys est aussi enseignant. « J’ai réunion parents-profs à 16H. Et j’avoue que j’ai besoin de faire une sieste avant. Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai vraiment eu la peur de ma vie. »
L’élu a décidé de porter plainte et de raconter cette agression. « Il faut que cette violence cesse…Absolument. Etre maire ne doit pas me coûter la vie… »
Le mis en cause passera en comparution immédiate, ce lundi à 14H.