» On ne meurt pas d’amour  » De Géraldine Dalban-Moreynas

C’est un peu niais comme titre, et on se dit que ça va encore être une histoire d’amour banale. Sauf qu’aucune histoire d’amour n’est vraiment banale, en fait. En entrant dans l’esprit des personnages, cet amour interdit nous enflamme.

Lui et Elle. L’un au 2ème étage d’un immeuble, l’autre au rez-de-chaussée. Chacun est marié, lui a même une gosse. leur vie est toute tracée, sauf qu’ils se rencontrent, se désirent, s’aiment…Et qu’ils ne savent pas quoi faire de cet amour-là…Coincés entre le désir et la raison. Evidemment, l’histoire parle à chacun de nous. A nous tous qui avons dû faire un choix, un jour. A tous ceux qui ont pleuré devant  » Sur la route de Madison  » .

On découvre dans le livre, comme l’amour peut nous posséder, nous rendre malheureux, nous aveugler, et comme parfois il peut être assez puissant pour nous dévaster, mais l’est-il au point d’être réellement vécu ?

Lui et Elle. Et parfois leur  » nous ». Parfois, le reste est un détail, les autres autour ne sont guère puissants, quoique. A peine visibles.

Et puis, il y a cette fin, terrible fin du livre, qui tue…Et cette vie qui reprend, coûte que coûte…un jour, plus tard…

Alors qu’on ne l’attendait pas, le livre est une révélation de la rentrée littéraire. Il s’agit du premier roman de Géraldine Dalban-Moreynas. Créatrice de M.conceptstore, elle ouvre une boutique à paris. Avant cela, elle s’est essayé au journalisme et même à la communication politique.

Son livre n’est pas vraiment bien écrit, pas de figure de style, mais sa plume est cruelle, et authentique. Cette histoire est la sienne, celle d’il y a longtemps, et qu’il a fallu digéré des années avant de pouvoir l’écrire avec recul et froideur….

le livre se trouve notamment à la librairie  » Les raconteurs d’Histoire » à Chamalières. Il coûte 17 euros et est édité chez Plon.

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