« Le temps est pourri comme la politique du gouvernement »

1er mai pluvieux, 1er mai heureux. Voilà comment peut se résumer la manifestation de ce matin, à Clermont-Ferrand qui a réuni plus de 1000 personnes. Une manifestation qui rappelait la colère des manifestants contre l'extrême-droite et la politique du gouvernement.

Un flot de parapluies a envahi la place Delille. Du rouge. Mais pas seulement. Nico se couvre d’un parapluie floral noir et blanc. de quoi charrier le militant CGT. D’autres se tiennent à l’abri grâce à des pépins aux couleurs de la paix.

Il pleut, mais les gens sourient de se retrouver. Le mois d’avril a été long, côté météo. Aussi, du côté des revendications. Le campement à la maison du peuple pour mettre en sécurité les délaissé.e.s de la préfecture, est au cœur des conversations. La peur aussi des réformes à venir sur les libertés et le droit de grève ou de manifester.

Un cortège unitaire antifasciste s’est glissé parmi les manifestants, rappelant l’importance de militer contre la montée de l’extrême-droite et des idées nauséabondes racistes, xénophobes, homophobes ou encore antisémites.

Les différentes syndicats se sont réunis derrière la banderole de départ de manifestation. CGT, UNSA, FSU, Union Etudiantes, Sud-Solidaires, Force Ouvrière.

De nombreuses associations sont venues gonfler les rangs, telles que Attac, la Cimade, RESF ou encore le collectif des Rosies.

Au milieu de la foule, des militants portaient une banderole pour demander l’arrêt des massacres à Gaza.

Arrivés à Jaude, les manifestants ont pu écouter les discours des différentes organisations.

La première prise de parole a cependant été dédiée au Campement de la Maison du peuple, par Simon de RESF. Il a rappelé l’indignité dont fait preuve la préfecture, avec notamment, hier l’arrivée de deux bébés sur le site. l’un âgé de 4 mois, et l’autre de 7. Défiant toutes les lois de protection de l’enfance. « Une honte ».

Ce discours particulièrement applaudi s’est terminé par un appel à manifester lundi à 18 heures sous les fenêtres du préfet.

Christophe Boucheix a alors représenté la CGT avec un plaidoyer concernant cette journée, non pas du travail, mais en hommage aux travailleurs et travailleuses. D’une voix forte et convaincue il a dénoncé une méteo aussi maussade que la politique du gouvernement. La feuille collée par les gouttes de pluie, le syndicaliste n’a pourtant pas repris son souffle pour dénoncer les conditions de travail, et la montée de l’extrême-droite pour finalement citer Gramsci, le militant communiste « pessimiste par l’intelligence mais optimiste par la volonté. »

Au fil des prises de parole, la foule s’est lentement dispersée. Les plus courageux se sont donnés rendez-vous sous les barnums installés à la maison du peuple pour le traditionnel verre de l’amitié.

L’occasion aussi de parler des luttes du printemps, et des nouveaux combats à venir…

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

nos derniers articles
Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.