OQTF : non à l’expulsion !

La semaine dernière, un rassemblement avait lieu devant l’école Jules Ferry de Cébazat où une famille est menacée d’expulsion. Suite au passage des parents devant le tribunal administratif ce matin, la décision est toujours attendue.

Nous vous en parlions vendredi. Une famille de cinq personnes est sous le coup d’une OQTF et donc, menacée d’être expulsée du territoire. Ces injustices sont de plus en plus nombreuses dans le Puy-de-Dôme et dans la France entière. Il y a quelques semaines, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sommait les préfets de durcir le ton. Cette-fois, c’est une famille venue d’Albanie qui fait les frais de cette politique qui fait des appels du pied à l’extrême-droite.

10, 9 et 4 ans

Passée par l’Allemagne, la famille a dû retourner dans son pays de départ, l’Albanie avant de finalement arriver en France en 2021. Des questions de sécurité ont poussé ce choix. Désormais, les trois enfants et leurs parents vivent au CADA de Cébazat. La petite fille à 4 ans. Elle est en maternelle. Ses frères ont 9 et 10 ans. La maman, elle, s’est inscrite dans une boite d’intérim. Un poste lui est d’ailleurs promis dans la cuisine. À la base, cette dame était psychologue. Ici, elle aide les nouveaux arrivants. Elle fait les traductions grâce à son bon français. Elle est toujours de la partie lorsqu’il faut aider les instits pour les sorties scolaires. Elle donne aussi de son temps au Secours Populaire, comme bénévole.

Circulaire Darmanin

Le père et la mère de famille ont chacun reçu une OQTF. Dès lors, les enseignants de l’école ont adressé une lettre à l’inspecteur d’académie. Un rassemblement a eu lieu vendredi, devant l’école. Une pétition est également en ligne : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-l-expulsion-des-camarades-de-nos-enfants?recruiter=840625705&utm_source=share_petition&utm_medium=email&recruited_by_id=554c0e30-db6f-11e7-aaf7-37ad5db71c4b

Ce matin, les parents étaient au tribunal administratif après l’appel formulé par leur avocate. Plusieurs personnes se sont rassemblées pour soutenir la famille. Si une décision pourrait être donnée d’ici 10 jours, il faut savoir qu’une instance de recours auprès de la cour nationale du droit d’asile est encore en étude pour le cas de la maman et que cela pourrait peser sur la décision. Ce matin, le public n’a pas eu le droit d’assister à l’audience comme c’est le cas habituellement. L’avocate du couple dénonce un lourd durcissement des règles alors que c’est également aujourd’hui que les premières discussions sur la circulaire Darmanin s’ouvraient à l’Assemblée Nationale. Le texte pourrait être un tour de visse inédit sur le droit des étrangers.

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1 réflexion sur “OQTF : non à l’expulsion !”

  1. Je voudrais nuancer ou plutôt préciser que le terme Injustice employé par Antoine quand il s’agit de dénoncer les décisions du préfet, peut entrainer une confusion.
    Les décisions de justice relèvent du droit et dans ce contexte, le citoyen a des moyens de défense.
    Quand aux décisions du préfet; ce sont des décisions administratives, unilatérales puisque la personne concernée n’est pas entendue dans le cadre d’un débat ou assisté d’un avocat.
    Les arrêtés d’éloignement sont signés de la main du préfet mais ces décisions peuvent faire l’objet d’un recours devant les tribunaux et là , il y a bien normalement une lecture d’une situation qui peut aller contre la décision du préfet.
    Il va de soi que les décisions du préfet d’éloigner les ESI soit des familles avec jeunes enfants qui sont scolarisés sont le fait du pouvoir politique en place qui fait le jeu de tous les extrémistes et xénophobes de notre vie quotidienne.

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