Rassemblement clermontois en soutien à Julie

Ce n’est pas la pluie qui a arrêté une cinquantaine de personnes venues se rassembler devant le tribunal de Clermont-Ferrand. Une mobilisation initiée par Noustoutes63, My girl’s street, les colleuses 63, Osez le Féminisme 63, le Planning Familial, les Grandes gagnantes. Les militant-e-s étaient venues apporter leur soutien à Julie dont le dossier doit passer le 10 février en cassation pour requalifier les atteintes sexuelles en viol. Explications.

En 2008, Julie n’avait que 13 ans lorsqu’elle est emmenée la première fois par les pompiers de son collège à l’hôpital. Elle vient de faire un malaise. Un pompier garde son numéro inscrit sur son dossier. S’en suivront deux années d’enfer. Julie sera la proie sexuelle d’une vingtaine de pompiers. Julie dépose plainte pour viol en 2010 et est alors reçue par la brigade des mineurs. 3 pompiers seulement seront mis en examen pour « viol en réunion sur une mineure de 15 ans » . Les 17 autres pompiers ont reconnu avoir eu des relations sexuelles mais ne seront pas poursuivis. En juillet 2019, le viol est requalifié en « atteinte sexuelle« . La cour d’appel confirmera cette décision. Un choc pour la victime qui verra ses bourreaux être jugés en correctionnel plutôt qu’aux assises, et risquant ainsi une peine maximale de 5 ans. Le viol est un crime et peut être condamné jusqu’à 20 ans de prison.

C’est cette semaine, mercredi 10 février que la cour de cassation statuera sur la qualification des faits.

Voilà pourquoi en ce dimanche, dans de nombreuses villes française, un appel à rassemblement a été lancé. Gaëlle deNoustoutes63 le rappelle : « Moins de 2 % des plaintes pour viol finissent aux assises… » Leila lit la tribune réalisée par les collectifs en soutien à Julie et ponctue son discours de slogan rappelant la société patriarcale dans laquelle nous vivons et la culture du viol qui en découle. « Les victimes sont considérées comme des coupables. » Les féministes n’hésitent pas à dire « qu’à 13 ans, Julie ne pouvait pas être consentante. Il faut que l’on arrête avec ces discours…« 

« Julie, on te croit » Un slogan répété de nombreuses fois car les féministes le savent bien « Le plus important pour soutenir les victimes c’est de donner du poids à leur parole…C’est horrible de remettre en question de tels faits. »

Dans les procès verbaux de son audition que la presse a rendus publiques, on peut aisément comprendre que les questions sont très orientées, alors que Julie n’a que 15 ans. « Pourquoi n’as-tu pas dit non?« , « Tu aurais pu crier, gémir, mordre… » Des façons de faire bien connues du milieu féministe : « La société est responsable de ces dérives… »

Nos actionnaires, c'est vous.

Aidez-nous à rester gratuit, indépendant et sans pub :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cet article vous a plu ?

Soutenez le Cactus !

Le journalisme a un coût, et le Cactus dépend de vous pour sa survie. Il suffit d’un clic pour soutenir la presse indépendante de votre région. Tous les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66% : un don de 50€ ne vous coûte ainsi que 17€.