Le collectif de Lutte Contre les Extrêmes Droites forme les militants du département

L’année 2021 a vu une montée des violences d’extrême droite en France et dans le département. Face à ce contexte, le collectif de Lutte Contre les Extrêmes Droites du Puy-de-Dôme (LCED 63) organise un stage de formation syndicale sur le thème « connaitre les extrêmes droites pour combattre leurs idées ». Le rendez-vous se déroule aujourd’hui à Cournon entre 9h et 16h. 

Face à l’extrême droite, l’union

Le collectif regroupe des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, CGT Educ’action, Confédération Paysanne), des partis politiques (France insoumise, Clermont en commun, NPA, UCL Clermont, UCL Livradois, PCF 63) ou encore des associations (LDH, Cimade, OLF, Queer Auvergne, Amis du temps des cerises, UPC 63, Saje 63). Tous se sont unis il y a déjà plusieurs années pour combattre l’extrême droite. « Il y a une vingtaine de collectifs un peu partout. Nous avons deux objectifs : faire de la veille et de l’information pour le public sur l’extrême droite dans le Puy-de-Dôme et quand il se passe quelque-chose, organiser des manifestations », explique un membre du collectif. Ce dernier rappelle notamment l’implication de LCED 63 en 2018 contre le bastion social et la grande marche qui a réuni plus de 500 personnes le 12 juin dernier. 

Rester vigilants  

« Le Puy-de-Dôme a la spécificité d’avoir une population qui pense que l’extrême droite est quasiment absente mais c’est faux ». Pour lui, ce n’est pas parce qu’elle ne se voit pas beaucoup que la droite extrême est absente. Au contraire. Elle sait se déguiser. Quel meilleur exemple que sa douce mélodie de plus en plus audible dans les manifestations anti-pass ? 

« Il faut faire attention aux discours maquillés, au choix du vocabulaire. Il y a une présence importante ce qui fait qu’on doit en parler. Toute l’année 2021, il y a eu des agressions par l’extrême droite. Nos camarades de l’UNEF se font harceler presque tous les jours par des groupuscules », ajoute le militant. L’ombre de Zemmour, pièce supplémentaire du puzzle extrémiste a renforcé la nécessité de ce nouveau stage pour le collectif.  

Former les militants

Aux côtés de la LCED 63, VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), association nationale de lutte contre l’extrême droite. Spécialisée dans la formation, la structure a envoyé deux de ses membres animer cette journée intersyndicale. Au programme, trois grands axes : d’abord, les extrêmes droites, historique et actualité, points communs et différences. Également, les interventions des extrêmes droites dans la vie sociale, les façons de les reconnaître ainsi que ses discours. Enfin, comment combattre les idées d’extrême droite sur nos lieux de travail et dans la cité. 

« On veille, on essaie de mobiliser la population. Là, il s’agit de former les militants des organisations membres du collectif car à part ceux qui s’en occupent régulièrement, beaucoup ne connaissent pas vraiment les ficelles ». La journée comprendra des parties théoriques mais aussi pratiques et abordera des enjeux locaux. Seront également abordées les communes dirigées par le FN. Si le collectif met en place ces journées de formation tous les deux ou trois ans, « l’actualité nationale avec Zemmour, le fait que l’extrême droite rassemblée puisse faire un gros score aux prochaines élections et l’actualité du département avec les agressions font qu’on a pensé nécessaire de faire un stage maintenant », conclue le militant. 

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