Le personnel du collège Gérard Philipe devant le rectorat

Ce matin, dès 9 heures, enseignant.es, AED, parents d'élèves du collège Gérard Philipe manifestaient leur mécontentement devant le rectorat après son refus de les placer en REP + . Explications.

Enseignant.es du collège, AED, mais aussi professeur.es des écoles alentours se sont réuni.es devant le rectorat de Clermont-Ferrand, afin de dénoncer le refus de faire passer en REP +, le collège Gérard Philipe.

Une reconnaissance qui permettrait de réduire les effectifs de classe surchargées. « Nous serions à 24 maximum alors que nous dépassons les 27 actuellement. » Explique, Fred de la CGT Educ’Action.

Le rectorat a refusé le passage en REP +, faute de moyens selon les syndicats. « Il a un budget constant, donc tout ceci est politique et financier. Il faut plus de moyens pour aider les établissements comme le nôtre. » Explique une enseignante.

Pourtant, l’Indice de Position Sociale (IPS) du collège clermontois est l’un des plus faibles de France. « Nous sommes depuis des années autour de 70. Nous sommes le deuxième collège le plus bas de la ville, après le collège La Charme, qui est reconnu REP + depuis des années. » Renseigne Fred. « La moyenne en France est de 110. »

En France, 16 collèges se situant en-dessous de 80, n’ont pas obtenu la classification en Education prioritaire (Rep ou Rep+)

Pourtant, selon l’assemblée en présence devant le rectorat, cela pourrait éviter des drames: « On a l’exemple à Béziers, d’un jeune qui s’est suicidé après avoir erré toute la journée dans son collège. » En effet, la reconnaissance REP + permet d’avoir une infirmière à demeure. « Dans nos établissements, une présence médicale est indispensable. » Poursuit Fred.

Cependant, grâce à leur lutte depuis plusieurs semaines, le collège est parvenu à négocier 2 CPE et plus d’AED. « Mais, nous ne lâcherons pas. La ministre de l’Education nationale doit prendre ses responsabilités. Nous ne nous contenterons pas de négociations. On veut être REP +. »

Au niveau local, le maire de Clermont-Ferrand a d’ailleurs interpellé Elisabeth Borne. Voici le courrier :

La députée Marianne Maxime, quant à elle, a fait passer une question écrite au gouvernement, publiée au Journal Officiel.

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