C’est comme tous les élèves de 3e de France que moi, Roxane, élève de troisième au collège Teilhard de Chardin à Chamalieres, j’ai suivi un stage d’observation la semaine avant les vacances de Noël, à partir du lundi 15 décembre, avec Eloïse Lebourg, co-fondatrice de Mediacoop.
Cette histoire de stage est assez inégalitaire : pour les élèves scientifiques ou manuels, un stage est plus simple à trouver que pour une élève comme moi, littéraire jusqu’au bout des doigts et tournée vers le professorat. Le journalisme a été la voie la plus logique, et qui se rapproche le plus de ce que je veux devenir : mythologue comparatiste. L’écriture, les recherches, l’éducation et l’apprentissage sont des points forts que je veux entretenir dans mon futur.
Stage d’observation mais aussi de découverte, cela a été la première fois que je voyais vraiment le cheminement des informations, la création du travail final du journalisme. J’ai vu beaucoup : recherche de sujet, déplacements, radio, tournage, interview, écriture d’articles… Tout d’abord, j’ai vu deux manifestations de près pour la première fois, le lundi et le mardi. Nous avons commencé sur les chapeaux de roues, à l’image de la profession. Une manifestation d’agriculteurs à Marmilhat et une d’AESH au rectorat de Clermont Ferrand. J’ai vu des gens emplis de convictions et d’espoirs, menant des combats, ceux de leurs vies, des gens pour qui le mot « défaite » n’existait pas.
En parlant de combats, nous sommes allées, lundi après-midi, à la faculté de lettres de Clermont pour voir des étudiants en diverses disciplines (histoire, architecture, lettres modernes…) sur la création de leur nouveau syndicat de la FSE. La porte-parole de leur mouvement explique leurs terrains d’action, tournant autour de la solidarité et de l’entraide.
Jeudi, nous nous sommes rendues dans le premier village du Cantal observant une montée du RN : Saint-Georges, à côté de Saint-Flour. Agnès et Sylvain nous ont accueillies et nous ont expliqué leur combat contre cette montée qui les révolte, eux et d’autres habitants.
On a vu de tous les combats, tous menés avec ferveur et courage. Lutter pour ses droits, sa vie, son patrimoine, son futur, voilà ce que j’ai vu, écouté, appris, écrit pendant cette semaine.
Mercredi et jeudi, nous sommes allées dans deux lycées professionnels : le lycée Gergovie et celui agricole de Marmilhat. Les élèves devaient réaliser le même travail mais pas sur le même support : raconter un jour marquant de leur vies dans le but de créer un documentaire sur la jeunesse d’aujourd’hui. C’est la première fois que j’entrais dans un lycée professionnel.
Dans les deux cas, les élèves étaient investis dans le projet et donnaient tout pour le rendre parfait. Ils partageaient leurs vies, par toujours roses, pas toujours simples , mais tous voulaient y croire, en ce travail et en cet avenir. Les uns étaient filmés, les autres enregistrés.
Dans tous les cas, ce stage a été une semaine fantastique. Partout où nous sommes allées, j’ai rencontré des gens accueillants et gentils avec moi, ce qui créait une atmosphère heureuse. Je ne me suis pas ennuyée, par la diversité des sujets, et j’ai pu satisfaire ma soif de connaissances. Alors même si le journalisme ne sera pas mon futur domaine d’expertise, je garde un excellent souvenir de ce stage et remercie grandement Eloïse pour cette belle semaine à ses côtés !