Du 23 au 25 mai, se déroule l’édition 2025 du festival de la Bonne Impression à Ambert. Ce festival, centré autour du spectacle vivant et des estampes est organisé par l’association Le Bief. Contrairement aux années précédentes où le festival se déroulait dans la Salle de la scierie, cette fois-ci, il sera organisé en plein centre-ville. “Ce sera plus accessible, on espère que ça attirera encore plus de monde.” Explique Dorothée Machet, codirectrice du pôle spectacle vivant de l’association. L’année dernière, le festival avait accueilli environ 800 personnes. « Et puis, quoi de mieux que la rue pour performer des spectacles de rue !” Ajoute-t-elle.
Le festival va aussi accueillir une trentaine d’artistes, qu’ils viennent du milieu de la gravure ou du spectacle vivant.
Diffuser et rendre l’art accessible
“L’idée, c’est de faire se rencontrer deux univers, celui de l’art graphique et de l’art du spectacle vivant. » Explique Dorothée. Dans ce cadre, de nombreux spectacles seront organisés. Dorothée parle notamment, avec passion, du spectacle La Famille vient en mangeant. « C’est l’histoire d’une famille de 8 personnes, toutes jouées par une seule comédienne qui change de personnage en un geste. C’est passionnant, intéressant et drôle ! »
Le festival comptera aussi une fanfare de la PLOF et Marc en solo en inauguration, un concert de Qui sifflote s’implique. On retrouvera également du théâtre de rue avec Gagarine is not dead ou Tant bien que mal.
Pour la partie art graphique, le festival proposera plusieurs ateliers tenus par les artistes volontaires. « On aura des techniques d’impressions originales comme avec une brique de Lego. Mais en plus classique il y aura aussi de la lithographie, ou de la linogravure » Explique Ben Quêne, codirecteur du pôle des arts graphiques. Puis le samedi à 15h, le festival fera une impression géante. « On va tout imprimer grâce à un rouleau compresseur !” Raconte-t-il avec enthousiasme.


Dans l’idée de rendre l’art accessible à tous, les spectacles et les ateliers seront à prix libre. « Ce prix libre permet aussi de conscientiser les personnes qui ont plus de moyens. Tout ce que font les artistes a un coût ! » Précise Ben. Car pour le BIEF, le respect et l’accompagnement des artistes est essentiel.
Soutenir les artistes
Le festival se soucie également des conditions des artistes, qui sont dans une situation précaire, surtout depuis les coupes budgétaires du gouvernement. « Les artistes payent leur déplacement, mais ensuite on les loge, on les nourrit pour le week-end, et on ne prend pas de commissions ! »Explique Ben. « Puis le stand est gratuit » Ajoute Dorothée.
Ce festival est donc aussi l’occasion de faire connaître des artistes dont voici la liste :

Des étudiants de l’école des Beaux Arts du Mans seront également présents
Le BIEF n’en est d’ailleurs pas à son premier coup, car il organise déjà 2 résidences par an, d’une durée de 6 semaines. “On reçoit des artistes et on essaye de travailler avec eux autour d’une thématique liée à la région. Avec le dernier en date, on a imprimé une fourme d’ambert !” Raconte Ben.
Enfin, le BIEF fait un appel à bénévoles. « Actuellement on en a 15-20, on aimerait en avoir plus! Car plus ils sont, plus ils auront de temps libre pour profiter du festival » conclut Dorothée.