Non à la guerre !

Le 25 avril, à partir de 15H, 24 collectifs et associations clermontoises se sont donné rendez-vous, place de Jaude afin de dénoncer l'impérialisme et le recours à la guerre.

Geneviève d’ATTAC 63, Jean-Noël de l’AFPS, Didier de RESF ou encore Christiane et Patrick de Solidaires 63, attendent au soleil, le début de la conférence de presse. « Nous avons commencé à nous réunir lorsque Trump a « kidnappé » le président vénézuélien. » Nous étions alors en février, et le climat international était déjà fort tendu. Mais la situation s’est encore dégradée avec les malheureux rebondissements au Proche-Orient. « Nous avons alors décidé d’écrire un texte très large et sans concession », explique Patrick.

En effet, le manifeste énumère les lubies guerrières des présidents américain et israélien : l’Iran, le Liban, Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela et désormais Cuba. D’autres dictatures sont épinglées, comme celles instaurées par les Talibans en Afghanistan dont la dernière mesure est d’interdire aux femmes de parler en public. Le Soudan, le Congo, l’Ukraine ne sont pas en reste. La Chine, quant à elle, menace d’un conflit armé en mer de Chine.

Le texte dénonce aussi l’impérialisme français, 3eme pays exportateur d’armes au monde et appelle les citoyens à boycotter les entreprises françaises qui perpétuent la mainmise sur les économies des peuples anciennement colonisés.

Le collectif appelle donc à faire appliquer le droit international, et à soutenir les peuples en lutte contre les impérialistes et les dictatures.

Ainsi, les associations présentes se félicitent d’un texte qui rassemble. « Nous avons réussi à obtenir un appel très large, avec de nombreux syndicats, collectifs et même partis politiques. » Pour le microcosme militant, l’arrivée à la tête de la mairie de Julien Bony, LR, a donné lieu à une certaine morosité. « Nous regrettons la droitisation des esprits. Nous avons eu besoin de nous réunir et travailler ensemble. » Explique Didier.

Christiane, quant à elle, appuie « sur les atteintes aux femmes, premières victimes du fascisme dans le monde. » Et à Geneviève de rebondir : « Notre pays est loin de pouvoir donner des leçons en terme d’impérialisme. »

Didier, lui, prend sa casquette de militant Réseau Education Sans Frontière : « La multiplication des bombardements va développer l’immigration, car la seule solution pour survivre c’est de fuir. C’est un argument uniquement pour celles et ceux que ça dérange. »

Ce samedi donc, un rassemblement est prévu, place de Jaude, à Clermont, à partir de 15H. Un micro sera ouvert aux appelants. « Nous voulons aussi montrer que dans cette période, la gauche peut dire les choses ensemble et est capable de redessiner le monde, et de définir ce qui est acceptable ou pas. » Conclut Didier.

NB : le collectif « Nous aussi » s’est ajouté aux signataires du rassemblement.

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