« On ne doit pas mourir en éduquant »

A l'initiative du SNES-FSU, l'intersyndicale de l'éducation 63 a appelé à un rassemblement en hommage à la jeune AED poignardée à mort par un collégien à Nogent.

C’est un rassemblement silencieux, avec une simple prise de parole par le SNES-FSU, à l’initiative de la manifestation.

https://clermont.snes.edu/Drame-a-Nogent-une-collegue-AED-tuee-dans-l-exercice-de-ses-fonctions.html

LA CGT Educ, Solidaires sont aussi présents. Ils enragent que la mort de cette jeune femme soit considérée comme un fait divers. « On répond par la sécurité, les portiques, les fouilles de sac, mais le problème n’est pas là… » S’agace Sophie de la CGT Educ avant de poursuivre: « Une infirmière pour 1500 élèves dans l’académie. 1 assistante sociale pour 1600 élèves au niveau national. Une moyenne d’un.e AED pour 70 élèves. Il est là le problème. »

Dans les faits, 40 % des jeunes vivent un état dépressif, 27 % ont eu des idées suicidaires, et ce dès 9 ans !

« C’est une cause nationale, alors mettons les moyens en face, car c’est l’urgence de notre société. »

Pour solidaires, Marie explique que la violence est au-delà de l’éducation. « C’est la société entière. ON parle de ces jeunes garçons qui confondent réalité et fiction, avec notamment l’impact des réseaux sociaux. Mais n’oublions pas les jeunes filles. Elles souffrent aussi de ces réseaux. On n’a jamais autant vu d’anorexie et d’auto-mutilation. »

Simon, CPE en collège raconte : « J’ai un paquet d’élèves qui ont des troubles psychiatriques, mais il faut un an et demi d’attente pour avoir un rendez-vous et en général, les enfants sont reçus quelques heures. Je n’ai qu’une seule élève qui a passé une nuit à l’hôpital. »

Après le discours unitaire, une minute a rassemblé la centaine de manifestants dans le silence.

Doucement, la foule s’est séparée. « Il faut vraiment qu’on prenne conscience des méfaits des réseaux sociaux sur nos enfants, et de la violence systémique. » Conclut un prof d’histoire.

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