Résidence à Langogne : Clap de fin.

Pendant 6 mois, Mediacoop s'est rendu à Langogne, en Lozère, afin de réaliser une résidence en journalisme. Lundi, une émission intergénérationnelle a clôturé ce travail de terrain.

La DRAC Occitanie finançait l’année dernière une résidence de journalisme. Nous avons alors postulé, car nous avions envie d’investiguer sur le terrain rural, en questionnant la liberté. Partant de nos préjugés, nous étions persuadés que, selon le territoire qui nous accueille, nous n’avions pas les mêmes latitudes. Services publics, commerces, transports, prise en charge médicale, nous avions besoin de mesurer les inégalités qui pouvaient être souligner entre ville et campagne.

Alors, nous avons posé nos valises à Langogne, à La Villa des Sources, précisément. Là, Romain, enfant du pays, de retour dans la maison familiale après des années au Puy, ouvrait sa maison d’hôtes. A chacune de mes venues, la découverte des autres clients m’en apprenait davantage. Un médecin, un jour, venu dormir avant un rendez-vous à Mende, pour ouvrir un centre de médecine nucléaire, prouvait le désert médical dans lequel la Lozère se trouve encore. Un couple, une autre fois, venu pour suivre les travaux de leur maison de campagne. « Car, ici, on vit tellement bien. » Parfois, des commerciaux pour vétérinaire ou pour les supermarchés. « Ca fait beaucoup de route, alors on profite de long périples pour faire le crochet en Lozère. » Un autre couple partant à Biarritz pour un départ dans le désert en 4L. « C’est notre première étape ici, pour couper un peu la route. »

Sur la commune, la route principale offre les commerces nécessaires et mieux encore, comme ce magasin de pierres précieuses. Des boucheries, pharmacies, boulangeries et bars se partagent les clients. Sans compter un magasin de produits locaux, une cave, et un fromager.

Il y a tout ce qu’il faut à Langogne. Une piscine, un terrain, des forêts, un EHPAD, un petit centre médical. Tout, sauf peut-être les transports qui parviennent mal à relier les villages alentours à la commune principale.

Alors, pour en savoir davantage, il nous fallait interroger les habitantes et habitants eux-mêmes. Grâce à un partenariat avec la médiathèque, nous avons pu travailler avec le collège public de Langogne, le lycée privé, l’EHPAD et l’association Kalypolis.

A chacune de nos venues, nous interrogions le concept de la liberté, et de la vie à Langogne. Nous avons donc décider d’en faire une émission de radio. Une émission transgénérationnelle puisque ce sont les collégiens qui animent, les résidents de l’EHPAD qui parlent, aux côtés des adhérents de Kalypolis, autrement appelés les pierres précieuses.

Quant à la communication visuelle, tout a été réalisé par les secondes du lycée de Saint Pierre Saint Paul. Ils étaient présents lors de l’enregistrement en public de notre émission, réalisé au cinéma de Langogne, ce lundi. Une centaine de personnes était présente.

Mais, pour les absents, voici une séance de rattrapage : l’émission est ici :

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1 réflexion sur “Résidence à Langogne : Clap de fin.”

  1. Félicitations pour cette 1ère émission Ils sont un bel avenir Les sujets sont intéressants Merci pour ces informations sur la vie à Langogne c’est enrichissant

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