« Ce mouvement doit rester populaire, et avoir de l’impact. »

Samedi, une manifestation "Bloquons tout" eu lieu à Clermont-Ferrand. Elle partait de Croix de Neyrat, un des quartiers Nord. Une autre manifestation à vélo, La vélorution partait de Chamalières. Les deux rassemblements se sont rejoints place de Jaude.

Sur la parking d’Auchan, récemment fermé, quelques militants sont rassemblés pour attendre le départ de la manifestation. Autour, de nombreux camions de CRS attendent. Dans ce quartier, la mobilisation fait peur aux habitants qui demandent à tout le monde de partir vite. « Vous faites venir des policiers dans nos quartiers. Laissez-nous ! » S’exclame un groupe de jeunes.

Très vite, alors, la centaine de personnes part sur les voies de tram, rejointe rapidement par de plus en plus de personnes, atteignant 200 personnes du côté de Delille, en plein centre de Clermont-Ferrand.

Le chemin à parcourir est assez long, ce qui permet aux militants de questionner le mouvement. « Il faut habituer les gens à partir des quartiers. Ca ne se fera pas en une seule fois. » Plusieurs personnes sont étonnées d’un dispositif policier important. Mais finalement, les camions de CRS font place aux voitures de la police nationale qui assurent la sécurité sur la voie.

Des chants sont scandés, portés notamment par le camion du syndicat Solidaires, seul syndicat présent depuis le début aux côtés des manifestants.

Une fanfare accompagne le cortège, et une personne joue de la guitare au milieu des manifestants. A leur fenêtre, de nombreux habitants clermontois applaudissent au passage. Des voitures klaxonnent pour apporter leur soutien.

Arrivée vers Delille, la foule retrouve les vélos partis de Chamalières. 300 personnes terminent donc ensemble le parcours jusqu’à la place de Jaude, où une assemblée s’est tenue pour déterminer la suite du mouvement.

Et la semaine s’annonce dense : Demain, à 15H, les étudiants seront devant la présidence de l’université pour demander plus de droits et moyens. Mercredi 17 septembre, un rassemblement est prévu pour le procès de Zoé, une jeune femme qui « aurait créé » le collectif Intifada, collectif qui a apporté son soutien à la résistance palestinienne.

Jeudi 18, l’intersyndicale appelle à se rassembler et à faire la grève. De nombreuses écoles, établissements publics et transports en commun devraient être perturbés.

« Nous espérons que notre mouvement tiendra dans la durée. De nombreux jeunes ont rejoint le mouvement. Pour certains ce sont leurs premières manifs. » Explique un militant aguerri. « Il faut rendre ce mouvement populaire, sans violence. Mais il faudra aussi qu’il ait du sens avec des opérations de blocage importantes. »

Certains osent croire à la grève générale, quand d’autres préfèrent voir venir les choses petit à petit.

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